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Schœlcher et le Ventôse, dix ans de parrainage

Black Immigrant Daily News

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partenariat

Face aux membres d’équipage du Ventôse, le maire Luc Clémenté a dressé le bilan de ces dix ans de partenariat et a évoqué les perspectives et actions pouvant être menées, notamment avec les établissements scolaires. • HDB

Depuis le 21 juillet 2012, Schœlcher est la ville marraine de la Frégate de Surveillance F733 « Ventôse ». Afin de marquer ces 10 années de relation, une plaque est désormais placée à l’entrée de la ville. Elle a été dévoilée vendredi dernier en présence des élus et des marins du navire.

Le Ventôse, c’est 95 marins, 30 métiers
différents. C’est dans le but de mieux faire connaitre cet
environnement professionnel et partager des expériences que la
convention de parrainage existe entre le navire et la ville de
Schœlcher. Ce partenariat fort permet d’ancrer l’unité de la marine
nationale dans le territoire martiniquais et contribue directement
à renforcer le lien armées-Nation. Durant ces dernières années, de
nombreuses actions ont pu être menées notamment en faveur des plus
jeunes avec trois objectifs : transmettre une vocation militaire,
pour qu’ils aient envie de servir leur pays à leur tour, faire
naitre l’appel du large et enfin partager une expérience
professionnelle.

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Dix jours pour lutter contre les violences faites aux femmes

Black Immigrant Daily News

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Jean-Michel Hauteville jm.hauteville@agmedias.fr

La fresque murale dévoilée à Fort-de-France, avenue Maurice-Bishop. • PHOTO JEAN-MARC ETIFIER

Le lancement, ce lundi, de la 23e édition de la campagne pour l’élimination des violences faites aux femmes en Martinique, a été marqué par l’inauguration d’une grande fresque murale à Fort- de-France. Placée sous le thème de la répétition transgénérationnelle de la violence, cette campagne durera jusqu’à la fin du mois et culminera par une journée de temps forts ce vendredi 25 novembre.

Mettre fin à la violence dont sont victimes les
femmes dans notre société, rien de moins. C’est, en tout cas,
l’objectif affiché pour cette 23e édition de la campagne pour
l’élimination des violences faites aux femmes en Martinique, ou
CEViFeM, qui a été lancée ce lundi lors d’une cérémonie officielle
à la préfecture. « Élimination, c’est un terme qui a été
choisi, je pense, à dessein », a souligné, pendant son
allocution, Joséphine Pech, substitut placé auprès du procureur
général de la cour d’appel de Fort-de-France, qui remplaçait
Clarisse Taron, la procureure de la République.

Ce terme « traduit l’ambition tant des
services administratifs que des services judiciaires de mettre tous
les outils en œuvre pour mettre un terme à ce fléau social des
violences au sein du couple », a ajouté la jeune juriste,
devant un auditoire d’une cinquantaine de personnes issues des
administrations et du milieu associatif, auxquelles s’ajoutaient
quelques élus. L’élimination des violences, « c’est un bel
horizon qu’on se fixe, mais pour autant, plus modestement, dans un
premier temps, il s’agira de réduire, ensemble, les atteintes aux
femmes, tant dans leur intégrité physique que dans leur intégrité
psychique », a nuancé la magistrate du parquet, rappelant que
« la Martinique est particulièrement touchée par ces
problématiques ».

Campagne numérique

Les chiffres sont inquiétants. L’enquête intitulée
Virage (violences et rapports de genre

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Toupiti, un magazine caribéen pour les jeunes enfants

Black Immigrant Daily News

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Wendy Noel
w.noel@agmedias.fr

Toupiti est dédié aux enfants de 3 à 6 ans.  • PHOTO DR

Yékrik vient de lancer Toupiti, un magazine mensuel thématique pour les enfants de 3 à 6 ans. Un produit 100% local qui entend faire la part belle à la culture et à la biodiversité des Antilles. 

Après Débouya, voilà Toupiti  !
Après le succès de sa box thématique mettant à l’honneur la culture
antillaise, Yékrik lance un magazine pour les tout-petits.
« Nos clients nous ont fait comprendre qu’ils aimeraient un
produit pour les maternelles », avance le fondateur Grégory
Ouana. Chaque mois, de novembre à juin, les 3-6 ans pourront ainsi
découvrir une histoire illustrée, accompagnée de quelques jeux et
de découvertes. Celle-ci sera écrite autour d’un proverbe
antillais. Pour le premier numéro,

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Course contre la montre pour localiser les disparus après le séisme en Indonésie

Black Immigrant Daily News

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Les autorités tentaient jeudi de localiser des dizaines de disparus avec des hélicoptères et des milliers de sauveteurs alors que chaque heure compte pour retrouver des survivants, trois jours après le séisme qui a…

Les autorités tentaient jeudi de localiser des dizaines de disparus avec des hélicoptères et des milliers de sauveteurs alors que chaque heure compte pour retrouver des survivants, trois jours après le séisme qui a fait au moins 271 morts en Indonésie.

Plusieurs victimes ont été extraites des amas de béton et de métal, sous des bâtiments effondrés autour de la ville de Cianjur à l’Ouest de l’île de Java, dont un jeune garçon de 6 ans mercredi soir, qui a survécu deux jours sans eau ni nourriture.

Une quarantaine de personnes sont toujours portées disparues, dont une petite fille que les sauveteurs tentent de retrouver.

Le sauvetage inespéré du jeune Azka, six ans, mercredi soir, a ravivé les espoirs. Mais le temps est compté puisqu’au delà de 72h après le séisme, les sauveteurs considèrent que les chances de trouver des survivants sont faibles.

“Quand nous avons réalisé qu’Azka était vivant, tout le monde a fondu en larmes, moi compris”, a expliqué le sauveteur volontaire Jeksen Kolibu à l’AFP. “C’était très émouvant, comme un miracle”.

Le garçon a été retrouvé apparemment indemne à côté du corps sans vie de sa grand-mère. Il a été sauvé grâce à un mur qui a résisté aux secousses, empêchant une autre paroi de s’effondrer sur lui, ont rapporté les médias locaux.

Plus d’un tiers des victimes de ce séisme sont des enfants, qui étaient à l’école ou à la maison quand le séisme est survenu, selon l’agence de gestion des catastrophes (BNPB).

Angoisse d’une mère

Dans le district de Cugenang, qui a connu le plus de dégâts, des sauveteurs tentent de percer des plaques de béton et de retirer des tuiles d’une ruine pour retrouver une petite fille de sept ans, Cika, sous le regard angoissé de sa mère.

“Elle jouait dehors, j’étais en train de préparer le repas dans la cuisine quand le séisme est arrivé. Très vite, en deux secondes ma maison s’est effondrée”, raconte la mère, Imas Masfahitah, 34 ans, à l’AFP.

“Mon instinct me dit qu’elle est là, parce quelle aimait jouer ici”, dit-elle en montrant la maison de la grand-mère où les sauveteurs sont à l’oeuvre.

“Quoi qu’il se passe, j’essaierai de l’accepter”.

Le dernier bilan, annoncé mercredi soir, de 271 morts, pourrait encore s’alourdir, alors que 2.000 personnes ont été blessées dans la catastrophe naturelle.

Deux villages sont encore isolés après que des routes ont été coupées. Des milliers de militaires et policiers ont été déployés pour aider les sauveteurs avec des bulldozers et des hélicoptères pour venir en aide aux victimes bloquées.

Le président indonésien Joko Widodo s’est rendu sur place jeudi pour la deuxième fois depuis le tremblement de terre d’une magnitude de 5,6 lundi.

Trente-neuf personnes sont portées disparues dans la localité de Cugenang, a-t-il indiqué. “Cet après-midi nous allons nous concentrer sur ce site”, a-t-il dit à des journalistes.

Dizaines de milliers de déplacés

Plus de 61.000 personnes ont été déplacées par le séisme. Le gouvernement apporte de l’aide alimentaire et des tentes, mais les besoins sont immenses et les hôpitaux débordés.

Les autorités ont averti en outre du risque de nouvelle catastrophe naturelle dans la région. Des orages risquent de provoquer des crues subites ou des glissements de terrain à cause des amas de débris laissés par le séisme que les secours s’efforcent de dégager. 

Située sur la “ceinture de feu” du Pacifique où les plaques tectoniques se rencontrent, l’Indonésie est régulièrement confrontée à des tremblements de terre ou des éruptions volcaniques.

Ce séisme est le plus meurtrier en Indonésie depuis 2018, quand la région de Palu (île de Célèbes) avait été frappée par un tremblement de terre et un tsunami qui avait causé la mort de plus de 4.000 personnes.

dsa-jfx-lgo/roc/pz

Des secouristes tentent de sauver un enfant sous les décombres d’une maison le 24 novembre 2022 à Cianjur en Indonésie trois jours après un séisme
• ADEK BERRY

Une femme rescapée d’un séisme marche sur des béquilles le 24 novembre 2022 à Cianjur en Indonésie
• ADEK BERRY

Les secours continuent les recherches de survivants le 24 novembre 2022 à Cinajur après le séisme en Indonésie
• Agnes ANYA

Imas Masfahitah, une Indonésienne de 34 ans, passe près des secouristes recherchant son enfant sous les décombres de sa maison le 24 novembre 2022 à Cianjur, trois jours après un séisme.
• ADEK BERRY

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Les managers de santé en congrès pour échanger sur leurs pratiques

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Par Diane Pezeron-Dubois
d.pezeron-dubois@agmedias.fr

Pour s’inscrire, rendez-vous sur info@amhg_guadeloupe.com • AMH

Aujourd’hui et demain vont se dérouler les Journées annuelles des managers hospitaliers de Guadeloupe. 200 professionnels de Guadeloupe, Martinique, des Iles du Nord et de l’Hexagone sont attendus. Un moment d’échange pour discuter des défis qui se font jour.

Quels sont les défis pour les managers de santé en
Guadeloupe ? Pendant deux jours, l’Association des managers
hospitaliers de Guadeloupe (AMHG), entourée par des centaines de
professionnels, vont tenter de répondre à cette question.
Aujourd’hui et demain,  l’espace Sheikboudou, à Baie-Mahault
va accueillir la deuxième édition « des journées annuelles des
managers hospitaliers de Guadeloupe », congrès qui vise à
définir les enjeux du management de

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La Région lance les bus interurbains

Black Immigrant Daily News

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Par Anthony BASSIEN-CAPSA
a.bassien-capsa@agmedias.fr

Carte du réseau de bus interurbains de la Région Guadeloupe • RÉGION GUADELOUPE

Depuis le début de mois, le conseil régional a lancé un nouveau réseau de transport interurbain. L’objectif est d’assurer une meilleure desserte des communes de l’archipel. Quatre secteurs sont concernés le nord Grande-Terre, le Nord Basse-Terre, la Côte-sous-le-Vent et le Sud Basse-Terre. 

Vous l’avez peut-être vu cette campagne
publicitaire à la télévision ou dans la presse écrite, ou vous
l’avez peut-être écouté à la radio : la Région Guadeloupe vient de
lancer un réseau de bus interurbains, destinés à desservir les
communes de Guadeloupe dépourvues de transports collectifs (excepté
celles des communautés d’agglomération Cap Excellence et La Riviera
du Levant, déjà desservies par les bus de Karu’Lis). La
collectivité va ainsi combler l’absence de dessertes des
intercommunalités dépourvues d’organismes de transports publics
selon quatre secteurs géographiques de l’archipel que sont la
Grande-Terre, le Nord Basse-Terre, la Côte-sous-le-Vent et le Sud
Basse-Terre. Il n’est toutefois pas encore prévu de lignes pour
Marie-Galante ou Les Saintes. On peut noter que ces bus
interurbains seront amenés à remplacer ceux de la Corniche d’Or,
organisme de transports publics dont les bus desservaient le Nord
Basse-Terre de 2013 à 2019, mais aussi apporter un complément aux
bus des TUNGT (Transports urbains du nord Grande-Terre) qui
desservent le Nord Grande-Terre depuis juin 2021. 

Offrir un service de qualité

Mais le lancement du réseau de bus interurbains
par la Région subit un couac : des usagers, aussi bien en
Grande-Terre qu’en Basse-Terre les ont attendus désespérément. Les
lignes circulent principalement sur

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Qui a vu Pascal Hermann ?

Black Immigrant Daily News

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Morne-à-l’Eau

Par Annick FABRICE
a.fabrice@agmedias.fr

Ce jeune homme de 24 ans, qui résidait à Lamentin a disparu depuis un an. • DR

Depuis le 9 décembre dernier, Pascal Hermann, un jeune homme de 24 ans n’a plus donné signe de vie à sa famille. Il résidait chez son père à Lamentin. Depuis le décès de sa sœur jumelle en 2016, il était quelque peu déboussolé. Qui l’a vu ? Qui a des nouvelles de lui ? Où pourrait-il se trouver ? Sa mère qui réside à Morne-à-l’Eau lance un appel de détresse. 

Patricia Devarre, femme de grande taille, cheveux
coupés à ras,  vous accueille à son domicile avec un large
sourire. Rien ne vous laisse penser que cette femme, qui réside à
Cocoyer, à proximité du bourg vit une tragédie. Depuis bientôt un
an, cette mère courage, marchande de pistache installée face à la
gendarmerie de la commune,  est à la recherche de son fils
Pascal. Un jeune homme de 24 ans, mince et qui mesure 2 mètres. Il
a disparu. Il s’est volatilisé. Plus personne n’a de ses nouvelles,
ni ses 5 frères et sœurs, ni sa mère, ni son père chez qui il
résidait depuis un an, à Lamentin. Au moment de sa disparition, il
était vêtu d’un t-shirt blanc,  d’un short et était chaussé de
sandales. « Depuis la mort accidentelle de sa soeur jumelle en
2016, Pascal avait changé

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A Taïwan, les candidats aux élections brandissent des légumes pour attirer la chance

Black Immigrant Daily News

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Pas de bébé dans les bras, mais des légumes: a Taïwan, les politiciens désireux de conquérir de nouveaux électeurs posent avec de gros radis blancs ou des bottes d’ail frais…

Pas de bébé dans les bras, mais des légumes: a Taïwan, les politiciens désireux de conquérir de nouveaux électeurs posent avec de gros radis blancs ou des bottes d’ail frais dans l’espoir que cela leur porte chance.

L’origine de cette coutume repose sur l’intérêt des Taïwanais pour les homonymes – des mots ayant la même prononciation mais plusieurs significations.

La culture politique de l’île démocratique de 23 millions d’habitants est empreinte de symboles porte-bonheur et de superstition. Les candidats n’hésitent pas à se tourner vers un maître feng-shui pour connaître le meilleur emplacement pour leur QG de campagne ou le jour idoine pour son inauguration. 

L’ail (suan) est particulièrement prisé, sa prononciation signifiant “choisi”. Mais le radis blanc (tsai-tao) est le grand gagnant car  se prononçant comme “bonne chance”, et l’ananas (ong-lai) comme “la prospérité arrive”. 

Ke Chiong-shu, une commerçante de 60 ans, vend des légumes sur un marché de Taipei où se sont rendus de nombreux candidats aux élections locales de samedi. 

L’AFP a ainsi vu l’ancien ministre de la Santé Chen Shih-chung, candidat à la mairie de Taipei, l’un des postes les plus importants à pourvoir lors de ce scrutin, prendre des radis et de l’aïl frais à cette commerçante. 

“J’espère que vous serez élu”, lui a-t-elle lancé, au moment où le prétendant à la mairie de la capitale, brandissait fièrement ses légumes à la foule. 

“J’en donne à tous les candidats, quelle que soit leur couleur politique”, explique Mme Ke.

Après avoir tourné la page de décennies de loi martiale en 1987, Taïwan est devenue l’une des démocraties les plus dynamiques et progressistes d’Asie. De quoi inquiéter la Chine voisine, qui considère l’île comme faisant partie de son territoire et qui a juré d’en reprendre le contrôle, par la force si nécessaire.

L’île donne presque l’impression de vivre au rythme des campagnes électorales. 

Les élections présidentielle et législatives ont lieu tous les 4 ans. Entre les deux se tiennent des scrutins locaux pour élire notamment les maires des grandes villes et des chefs de village. 

Les habitants sont aussi régulièrement appelés à se prononcer par référendum sur des questions constitutionnelles. 

Les élections de samedi, par exemple, comprennent un référendum sur l’abaissement de l’âge du droit de vote de 20 à 18 ans.  

Un message à la Chine

“Ce qui caractérise les élections locales à Taïwan c’est à quel point les choses sont personnalisées”, a souligné auprès de l’AFP le politologue Lev Nachman. 

Salutations, échange de poignées de main ou même simple inclinaison de la tête peuvent aussi grandement contribuer à recueillir le soutien d’un candidat. 

“Les électeurs plus âgés aiment voir leurs politiciens sur les marchés et tôt le matin dans les rues”, selon ce spécialiste de la politique électorale taïwanaise.

Depuis l’arrivée de la présidente Tsai Ing-wen au pouvoir, Pékin a coupé les communications officielles avec l’île, intensifié ses exercices militaires, durci les pressions économiques et arraché à Taïwan sept de ses alliés diplomatiques.

Le Parti démocratique progressiste (PDP), auquel appartient la présidente réélue en 2020, considère Taïwan comme une nation souveraine de facto.

L’opposition est dominée par le parti du Kuomintang plus favorable à un rapprochement avec la Chine.

Les tensions entre Taipei et Pékin ont atteint leur niveau le plus élevé en août, après la visite de Nancy Pelosi – figure politique américaine – à laquelle Pékin a rétorqué par de gigantesques manoeuvres militaires.

Mais la menace d’un conflit ne semble pas au centre des préoccupations du prochain scrutin. 

“Même si nous venons de vivre ces manoeuvres militaires intenses en août, les candidats locaux n’en parlent pas vraiment”, souligne M. Nachman. “Au lieu de cela, il s’agit beaucoup plus d’attaquer les adversaires en fonction (…) de leur caractère”, a-t-il ajouté. 

Néanmoins, Lin Pei-ying, 36 ans, une candidate du PDP, se dit convaincue que l’engagement de son parti à maintenir le mode de vie démocratique de Taïwan influencera toujours les décisions des électeurs.  

“Nous envoyons un message à la Chine”, a-t-elle déclaré à l’AFP. “Taïwan est Taïwan, la Chine est la Chine”. 

sc/jta/cha/juf/chv/nzg

Chen Shih-chung (C), candidat à la mairie de Taipei pour le Parti démocratique progressiste (PDP) au pouvoir, tient des oignons verts tout en posant avec un partisan lors de sa campagne à Taipei, le 8 novembre 2022
• Sam Yeh

Un homme tient un panier de “légumes porte-bonheur” qui lui a été offert par le candidat indépendant à la mairie de Taipei, Huang Shan-shan, lors d’une campagne électorale au marché Huannan de Taipei, le 23 novembre 2022
• Sam YEH

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Espagne: du théâtre pour sensibiliser les jeunes aux violences sexistes

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La dispute commence bêtement avant que le jeune homme ne finisse par jeter par terre le téléphone de sa petite amie, faisant frémir le public dans un lycée espagnol où les élèves sont sensibilisés aux…

La dispute commence bêtement avant que le jeune homme ne finisse par jeter par terre le téléphone de sa petite amie, faisant frémir le public dans un lycée espagnol où les élèves sont sensibilisés aux violences sexistes grâce à du théâtre interactif.

Des mots, puis des cris, des insultes et soudain “Edu”, furieux, sort de ses gonds et se montre violent envers “Ali”. La scène est jouée dans une salle de classe du lycée El Olivo à Parla, dans la banlieue de Madrid, par deux acteurs intervenant dans le cadre du projet “Teatro Que Cura” (Le théâtre qui soigne).

En Espagne – pays pionnier en Europe depuis l’adoption en 2004 d’une loi introduisant la différence de genre comme circonstance aggravante des violences -, l’éducation est perçue comme centrale dans la lutte contre les violences faites aux femmes, dont le 25 novembre est la journée internationale.

Dans la salle, Edu se lance d’abord dans un monologue sur ses chances de conclure dès le premier soir avec Ali, qui fait pouffer les adolescents… Mais les rires se font de plus en plus rares à mesure que la relation amoureuse s’installe et se dégrade.

“L’idée est que l’élève vive ce conflit et le résolve différemment”, sans passer “toujours par la violence” comme les acteurs, explique Susana Martin Cuezva, la thérapeute à la tête de ce projet. 

“Réaliste”

“Si on voit (une scène du genre) dans la rue, on se dit juste que c’est un couple qui se dispute et voilà”, dit Patricia Garcia, une élève de quinze ans. Mais “si tu es sensibilisée” à ces questions, “tu comprends que si on commence à te parler mal, à t’insulter, tu dois partir avant que les choses n’empirent”.

Durant le spectacle, les adolescents sont invités à dire s’ils auraient géré les choses autrement, à réécrire la scène ou même à s’adresser directement à Edu ou Ali.

“J’ai perdu la tête, tu me connais, je ne suis pas comme ça”, tente Edu en rejouant la scène face à une élève.

“Mouais. D’abord, lâche-moi les baskets, essaye pas de m’intimider”, lui dit-elle, calmement. Avant de s’en aller, sous les applaudissement des autres élèves, alors qu’Edu recommence à hausser le ton. 

“Les bousculades, les insultes, c’est malheureusement ce qui est le plus réaliste” dans le spectacle “et ça arrive beaucoup plus qu’on ne le croit”, affirme Mario Carmona, seize ans. Les disputes, “c’est normal au sein d’un couple mais c’est bien que quelqu’un nous dise +Attention, là ça dépasse les bornes+”.

Prévention et détection

Monté en 2017, le projet “Teatro Que Cura” a déjà immergé plus de 9.000 lycéens, principalement dans la région de Madrid, dans ce type de scénario interactif afin de les sensibiliser aux violences sexistes qui sont en forte augmentation chez les moins de 18 ans. 

Selon les derniers chiffres officiels publiés en mai, c’est dans cette tranche d’âge qu’elles ont progressé le plus dans le pays avec 661 jeunes femmes victimes en 2021 contre 514 en 2020. Une hausse de près de 30%.

Les cours d’éducation affective et sexuelle “réduisent le risque de recourir à la violence sexiste chez les garçons et de la subir chez les filles”, concluait un rapport du gouvernement espagnol en 2021.

“Si on te l’enseigne à l’école, tu deviens conscient de tout ça très tôt”, reconnaît Maryam Calderon, seize ans.

Pour Silvia Serrano Martin, la psychologue scolaire du lycée El Olivo, ce type de spectacle est très efficace. Grâce au théâtre, les élèves “le vivent de manière directe”. “C’est un outil qui sert pour la prévention mais aussi pour détecter parfois certains cas”, ajoute-t-elle.

Les élèves concernés par ces situations de violences en viennent parfois à se confier.

“Une fois, un garçon est allé parler avec l’acteur et a expliqué qu’il s’identifiait à Edu, qu’il commençait à être violent avec sa copine. Il pleurait et nous a dit qu’il avait besoin d’aide et qu’il ne voulait pas reproduire ce qu’il avait vu chez lui”, raconte Susana Martin Cuezva en expliquant que son cas avait été signalé aux services compétents.

A l’issue du spectacle, Patricia Garcia explique avoir retenu qu’il fallait se respecter soi-même et savoir fixer des limites. 

“Si une relation commence à prendre une tournure agressive, il faut s’en aller. Pour ta santé physique et mentale”, conclut-elle.

hmw/mig/mg/mm/nzg 

Des adolescents lèvent la main au lycée El Olivo à Parla, au sud de Madrid, le 11 novembre 2022
• OSCAR DEL POZO

Deux adolescents se touchent la main au lycée El Olivo à Parla, au sud de Madrid, le 11 novembre 2022
• OSCAR DEL POZO

Silvia Serrano Martin, la psychologue scolaire du lycée El Olivo, s’exprime lors d’une interview au lycée El Olivo à Parla, au sud de Madrid, le 11 novembre 2022
• OSCAR DEL POZO

Des adolescents assistent à une pièce de théâtre au lycée El Olivo à Parla, au sud de Madrid, le 11 novembre 2022
• OSCAR DEL POZO

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Espagne: du théâtre pour sensibiliser les jeunes aux violences sexistes

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La dispute commence bêtement avant que le jeune homme ne finisse par jeter par terre le téléphone de sa petite amie, faisant frémir le public dans un lycée espagnol où les élèves sont sensibilisés aux…

La dispute commence bêtement avant que le jeune homme ne finisse par jeter par terre le téléphone de sa petite amie, faisant frémir le public dans un lycée espagnol où les élèves sont sensibilisés aux violences sexistes grâce à du théâtre interactif.

Des mots, puis des cris, des insultes et soudain “Edu”, furieux, sort de ses gonds et se montre violent envers “Ali”. La scène est jouée dans une salle de classe du lycée El Olivo à Parla, dans la banlieue de Madrid, par deux acteurs intervenant dans le cadre du projet “Teatro Que Cura” (Le théâtre qui soigne).

En Espagne – pays pionnier en Europe depuis l’adoption en 2004 d’une loi introduisant la différence de genre comme circonstance aggravante des violences -, l’éducation est perçue comme centrale dans la lutte contre les violences faites aux femmes, dont le 25 novembre est la journée internationale.

Dans la salle, Edu se lance d’abord dans un monologue sur ses chances de conclure dès le premier soir avec Ali, qui fait pouffer les adolescents… Mais les rires se font de plus en plus rares à mesure que la relation amoureuse s’installe et se dégrade.

“L’idée est que l’élève vive ce conflit et le résolve différemment”, sans passer “toujours par la violence” comme les acteurs, explique Susana Martin Cuezva, la thérapeute à la tête de ce projet. 

“Réaliste”

“Si on voit (une scène du genre) dans la rue, on se dit juste que c’est un couple qui se dispute et voilà”, dit Patricia Garcia, une élève de quinze ans. Mais “si tu es sensibilisée” à ces questions, “tu comprends que si on commence à te parler mal, à t’insulter, tu dois partir avant que les choses n’empirent”.

Durant le spectacle, les adolescents sont invités à dire s’ils auraient géré les choses autrement, à réécrire la scène ou même à s’adresser directement à Edu ou Ali.

“J’ai perdu la tête, tu me connais, je ne suis pas comme ça”, tente Edu en rejouant la scène face à une élève.

“Mouais. D’abord, lâche-moi les baskets, essaye pas de m’intimider”, lui dit-elle, calmement. Avant de s’en aller, sous les applaudissement des autres élèves, alors qu’Edu recommence à hausser le ton. 

“Les bousculades, les insultes, c’est malheureusement ce qui est le plus réaliste” dans le spectacle “et ça arrive beaucoup plus qu’on ne le croit”, affirme Mario Carmona, seize ans. Les disputes, “c’est normal au sein d’un couple mais c’est bien que quelqu’un nous dise +Attention, là ça dépasse les bornes+”.

Prévention et détection

Monté en 2017, le projet “Teatro Que Cura” a déjà immergé plus de 9.000 lycéens, principalement dans la région de Madrid, dans ce type de scénario interactif afin de les sensibiliser aux violences sexistes qui sont en forte augmentation chez les moins de 18 ans. 

Selon les derniers chiffres officiels publiés en mai, c’est dans cette tranche d’âge qu’elles ont progressé le plus dans le pays avec 661 jeunes femmes victimes en 2021 contre 514 en 2020. Une hausse de près de 30%.

Les cours d’éducation affective et sexuelle “réduisent le risque de recourir à la violence sexiste chez les garçons et de la subir chez les filles”, concluait un rapport du gouvernement espagnol en 2021.

“Si on te l’enseigne à l’école, tu deviens conscient de tout ça très tôt”, reconnaît Maryam Calderon, seize ans.

Pour Silvia Serrano Martin, la psychologue scolaire du lycée El Olivo, ce type de spectacle est très efficace. Grâce au théâtre, les élèves “le vivent de manière directe”. “C’est un outil qui sert pour la prévention mais aussi pour détecter parfois certains cas”, ajoute-t-elle.

Les élèves concernés par ces situations de violences en viennent parfois à se confier.

“Une fois, un garçon est allé parler avec l’acteur et a expliqué qu’il s’identifiait à Edu, qu’il commençait à être violent avec sa copine. Il pleurait et nous a dit qu’il avait besoin d’aide et qu’il ne voulait pas reproduire ce qu’il avait vu chez lui”, raconte Susana Martin Cuezva en expliquant que son cas avait été signalé aux services compétents.

A l’issue du spectacle, Patricia Garcia explique avoir retenu qu’il fallait se respecter soi-même et savoir fixer des limites. 

“Si une relation commence à prendre une tournure agressive, il faut s’en aller. Pour ta santé physique et mentale”, conclut-elle.

hmw/mig/mg/mm/nzg 

Des adolescents lèvent la main au lycée El Olivo à Parla, au sud de Madrid, le 11 novembre 2022
• OSCAR DEL POZO

Deux adolescents se touchent la main au lycée El Olivo à Parla, au sud de Madrid, le 11 novembre 2022
• OSCAR DEL POZO

Silvia Serrano Martin, la psychologue scolaire du lycée El Olivo, s’exprime lors d’une interview au lycée El Olivo à Parla, au sud de Madrid, le 11 novembre 2022
• OSCAR DEL POZO

Des adolescents assistent à une pièce de théâtre au lycée El Olivo à Parla, au sud de Madrid, le 11 novembre 2022
• OSCAR DEL POZO

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