Les voleurs de bœufs déciment les élevages
Black Immigrant Daily News
Par Anthony BASSIEN-CAPSA (a.bassien-capsa@agmedias.fr)
Jeudi 13 Octobre 2022 – 06h51
Depuis quelques mois, d’après les éleveurs de bovins le vol de leurs animaux s’est intensifié. Les malfaiteurs agissent la nuit et n’hésitent à revenir parfois pour finir le travail. Sans témoin, il est quasi impossible de les retrouver. Ces vols à répétition mettent en péril les exploitations.
Pourquoi déposer plainte ?
Bien qu’il soit chanceux de n’avoir pas subi de vol, Charly Singarin, éleveur basé à Desvarieux (Petit-Canal) et président du Syndicat régional des éleveurs de la Guadeloupe est inquiet. Son cheptel compte entre 30 et 40 bêtes. Il craint d’être une des prochaines victimes. Si cela finissait par lui arriver, il pense qu’une plainte déposée à la police ou à la gendarmerie, ne l’aidera pas à protéger ses bêtes, en raison du manque d’informations sur les voleurs. Il n’y a pas de témoins et il n’y a aucune indication sur les véhicules avec lesquels les malfaiteurs opèrent. Ils agissent la nuit et dans des lieux reculés où il n’y a pas ou peu d’habitations. Il se plaint de ne pas recevoir d’aides de la part des SICA comme Cap’Viande ou Sélection Créole, ni de l’Iguavie (Interprofessionnelle guadeloupéenne de l’agriculture, de la viande et de l’Élevage), ni de la chambre d’agriculture de la Guadeloupe, pas même de la Région ou du Département. Il en profite également pour critiquer les entreprises de la grande distribution, qui selon lui, ne soutiennent la production bovine locale, en dépit de leur message publicitaire.
Des solution difficiles à trouver
Charly Singarin estime que pour protéger son exploitation, il n’y a pas 30 solutions : les forces de l’ordre devraient multiplier les rondes autour des élevages (bovins, caprins, porcins, les volailles). L’installation de caméras de surveillance n’est pas à envisager selon lui, car les élevages se trouvent le plus souvent dans des zones qui ne sont pas électrifiées. A moins d’opter pour le solaire. L’éleveur est pessimiste. Il craint de devoir jeter l’éponge. A l’entendre, il a effectué de lourds investissements et comme pour ses autres confrères, le vol de ses animaux mettraient en péril son exploitation.
« Des dispositifs de sécurité devrait être mis en place »
Mettre des caméras solaires
Les maladies, l’attaque des chiens errants…
Les éleveurs de bovins en particuliers doivent faire à différentes maladies qui touchent leur cheptel. La gale (maladie de la peau touchant les bovidés et provoquée par des acariens – notamment des mouches- est une de celle là. Elle crée des lésions de la peau parfois très importantes et très douloureuses. Une situation qui est fréquente dans les élevages allaitants, mais aussi chez les laitiers. Ils doivent aussi faire face à la tique sénégalaise (maladie également transmise par les mouches), à l’attaque des chiens errants ou encore à l’augmentation du prix des intrants. Les trois années de sécheresse et les deux années de crise sanitaire qui ont ralenti la filière bovine sans compter le manque de foncier agricole.
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