Imran Khan, l’ex-champion de cricket et Premier ministre survit à une tentative d’assassinat

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Il répétait qu’il était prêt à offrir sa vie à son pays: l’ancienne star du cricket devenu politicien Imran Khan, chassé de son poste de Premier ministre au Pakistan par une motion de censure en…

Il répétait qu’il était prêt à offrir sa vie à son pays: l’ancienne star du cricket devenu politicien Imran Khan, chassé de son poste de Premier ministre au Pakistan par une motion de censure en avril, a survécu jeudi à une tentative d’assassinat.

Imran Khan, 70 ans, était jeudi soir hospitalisé dans un état stable, après avoir été blessé par balle à une jambe, près de Gujranwala (Est), en marge d’un rassemblement politique réclamant la tenue d’élections anticipées.

Toujours populaire auprès de larges pans de la population, il a cependant contribué à accentuer les fractures de la société pakistanaise, avec une rhétorique volontiers querelleuse.

Après son éviction, il a tiré à boulets rouges sur le nouveau gouvernement et l’institution militaire. Il n’a cessé d’exiger la tenue immédiate des élections, le gouvernement préférant attendre la date butoir d’octobre 2023 pour se donner le temps de remettre l’économie sur les rails.

Imran Khan était arrivé au pouvoir en 2018, après la victoire aux législatives de son parti, le Pakistan Tehreek-e-Insaf (PTI), sur une plateforme populiste mêlant promesses de réformes sociales, conservatisme religieux et lutte contre la corruption.

Vingt-deux ans après son entrée en politique, la ténacité de celui qui était idolâtré par des millions de Pakistanais pour avoir mené l’équipe nationale de cricket, sport roi dans le pays, à sa seule victoire en Coupe du monde en 1992, était ainsi récompensée.

Comme chef du gouvernement, il a d’abord capitalisé sur son image d’incorruptible et la lassitude de la société à l’égard des partis traditionnels, qui ont monopolisé le pouvoir pendant des décennies avec l’armée.

“Taliban Khan”

Pendant la pandémie de Covid-19, son choix de ne pas imposer de confinement national, qui aurait “fait mourir de faim” les gens, s’est révélé populaire et gagnant. Le pays a été largement épargné (30.000 morts, pour une population de 225 millions d’habitants).

Mais la conjoncture économique et ses mauvais choix avaient fini par le rattraper en avril, quand il a été renversé par une motion de censure votée par l’Assemblée nationale.

Aucun Premier ministre n’est jamais allé au bout de son mandat au Pakistan, et cet ancien sportif d’exception n’a pas connu un sort différent.

La forte inflation, la dépréciation de la roupie et le creusement de la dette l’avaient affaibli.

La détérioration de la sécurité, en particulier depuis la prise du pouvoir par les talibans en Afghanistan, avait aussi contribué à ses difficultés.

Leur retour triomphal a d’abord été interprété comme une victoire pour le Pakistan, accusé de longue date de les soutenir, et pour celui qui a été affublé du sobriquet de “Taliban Khan” pour n’avoir jamais cessé de prôner le dialogue avec eux.

Mais après plusieurs années d’un calme relatif, les attentats ont repris de plus belle, menés notamment par les talibans pakistanais du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP).

Loi sur le blasphème

Imran Khan a aussi pâti de la dégradation de ses liens avec l’armée.

Ses efforts pour positionner le Pakistan en acteur régional incontournable n’ont guère porté non plus. Les liens avec Washington et les pays européens se sont distendus, notamment sous l’effet de ses diatribes contre l’islamophobie, déguisée à ses yeux en Occident sous les traits de la liberté d’expression.

Islamabad s’est encore plus rapproché de la Chine. Et la visite officielle à Moscou d’Imran Khan le jour même du déclenchement de la guerre en Ukraine lui a valu nombre de moqueries.

Ce fils d’une riche famille de Lahore, diplômé d’Oxford, marié trois fois après avoir entretenu pendant sa carrière sportive une réputation de play-boy, s’est aussi vu reprocher sa complaisance envers les religieux radicaux.

Marié en troisièmes noces en 2018 avec Bushra Bibi, issue d’une famille conservatrice et qui porte le voile, il a défendu avec véhémence la controversée loi sur le blasphème.

En novembre 2021, son gouvernement a levé l’interdiction pesant sur le Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP), décrétée quelques mois plus tôt après de violentes manifestations anti-françaises organisées par ce parti islamiste, qui dénonçait le soutien apportée par la France au droit de caricaturer, y compris le prophète Mahomet.

Souvent accusé d’avoir restreint l’espace d’expression de la presse, Imran Khan a aussi suscité l’indignation des organisations féministes en établissant plusieurs fois un lien entre le viol et la manière de s’habiller des femmes, dans un pays où les violences sexuelles sont courantes. 

bur-cyb/thm

P
• Aamir QURESHI

L’ex-Premier ministre pakistanais Imran Khan (d) s’adresse à ses partisans lors d’une longue marche vers Islamabad pour demander des élections anticipées, le 1 novembre 2022 à Gujranwala
• Arif ALI

L’ex-Premier ministre pakistanais Imran Khan lors d’une cérémonie devant la tombe du Soldat inconnu, le 24 février 2022 à Moscou
• Alexander NEMENOV

Le capitaine de l’équipe pakistanaise de cricket Imran Khan tient le trophée de la Coupe du monde après la victoire du Pakistan contre l’Angleterre, le 25 mars 1992 à Melbourne, en Australie
• STEPHEN DUPONT

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Benoît Dauga, le Grand Ferré concassé par le rugby

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Légende du rugby français et du Stade Montois, Benoît Dauga a été l’un des hommes du premier Grand Chelem du XV de France en 1968 et restera comme l’un des…

Légende du rugby français et du Stade Montois, Benoît Dauga a été l’un des hommes du premier Grand Chelem du XV de France en 1968 et restera comme l’un des premiers joueurs concassés par le rugby.

Avec ses yeux clairs et perçants et sa grande carcasse (1,95 m), on l’appelait le Grand Ferré, comme le paysan picard doté d’une force prodigieuse qui avait été un héros de la Guerre de Cent Ans.

Dauga, lui, est parti de Montgaillard, en Chalosse dans les Landes, comme ses équipiers Christian Darrouy et les frères André et Guy Boniface avec lesquels il a formé la bande des Quatre Mousquetaires en équipe de France.

Paralysé

Entre 1964, année de ses débuts en Bleu à 21 ans, et 1972, il a totalisé 63 sélections en deuxième ou troisième ligne, dont neuf comme capitaine, et onze essais. Il a disputé neuf Tournois des cinq nations, dont trois gagnés (1967, 1968, 1970).

Ses premiers pas dans le basket, le deuxième sport dans les Landes, sa taille et son envergure exceptionnelle lui ont permis d’exceller en touche.

Le 12 janvier 1975, à 32 ans, alors qu’il vient d’être rappelé en équipe de France pour encadrer les jeunes, un plaquage met un terme à sa carrière. En plein match avec le Stade Montois, son front cogne la hanche du deuxième ligne de Dijon qu’il essaie de plaquer, sa tête part en arrière: c’est le coup du lapin.

Dauga reste paralysé au sol, seuls ses yeux et ses lèvres bougent. Il est hospitalisé à Bordeaux où les médecins détectent une élongation de la moelle épinière. Il est allongé à côté de Georges Magendie, pilier du Racing victime huit jours plus tôt d’une rupture de la moelle épinière lors d’une action similaire et qui mourra quinze jours plus tard.

Résilience

Dauga est paralysé des quatre membres. Mais après une longue rééducation, il retrouve peu à peu des sensations. Au bout de trois ans, il recouvre son autonomie complète et, lui qui n’avait pas de métier à côté du rugby, rejoint la société Ricard.

C’est l’un des premiers accidents graves et médiatisés du rugby, bien avant les commotions à répétition actuelles. Dauga rejoindra plus tard la Fondation Albert Ferrasse, qui vient en aide aux accidentés du rugby.

Après un passage par l’encadrement de l’équipe de France pendant six ans, il devient entre 2003 et 2007 président de son club de toujours, le Stade Montois. 

Benoît Dauga aimait pratiquer la chasse et jouer aux cartes à Mont-de-Marsan, où on pouvait l’apercevoir encore récemment dans les couloirs du stade Boniface.

“Le milieu du rugby ne m’a pas laissé tomber”, aimait-il dire pour expliquer la source de sa force de résilience après son accident. Le Grand Ferré et le rugby, c’était donnant-donnant.

pve/gf/fbx/chc

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Gun amnesty will not impede the police – Dr Chang Loop Jamaica

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Minister of National Security, Dr Horace Chang, says the upcoming gun amnesty will, in no way, impede the police from carrying out their regular duties.

The Firearms (Prohibition, Restriction, and Regulation) (Firearms Amnesty) Order, 2022, which will facilitate the amnesty, was approved by the House of Representatives on Tuesday (November 1).

The amnesty, which runs from Saturday, November 5, until midnight Saturday, November 19, will afford persons in possession of illegal or unregistered firearms or ammunition, the opportunity to surrender these to the State without the fear of prosecution.

However, Dr. Chang, who is also Deputy Prime Minister, warned that “if a criminal is using a firearm in an armed robbery, he will be charged the same way as he [would] be charged… the day after the amnesty”.

He was speaking during Wednesday’s (November 2) post-Cabinet press briefing at Jamaica House.

Dr. Chang said the 14-day amnesty will target persons having no criminal intent while noting that penalties under the new Firearms (Prohibition, Restriction, and Regulation), Act, 2022, which is now in effect, are stringent and designed to be deterrents to crime.

“We are fully aware that given the cross-section of opinions out there in society, we have to respond to all of them. We are a democracy and it only takes one individual, who may be apprehended with a firearm, that you end up damaging the overall intent of the legislation and, on that basis, we decided to provide a period of amnesty,” the Minister indicated.

The conditions for the surrender of firearms or ammunition are outlined in the Order.

These may be handed over to a subofficer or senior subofficer on duty at any police station; any designated officer at a Firearms Licensing Authority (FLA) location; or to an Attorney-at-Law on behalf of an individual seeking the amnesty, for delivery to the nearest police station.

Breaches of the new Act will result in penalties ranging from 15 years to life imprisonment.

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US Mid-term elections: a defining moment for the world

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US Mid-term elections: a defining moment for the world 

By Sir Ronald Sanders 

(The writer is Antigua and Barbuda’s Ambassador to the United States of America and the Organization of American States.   He is also a Senior Fellow at the Institute of Commonwealth Studies, University of London and Massey College in the University of Toronto) 

Democracy is at stake in the country that proclaims itself as the world’s bastion of democracy.

That is the judgement of no less a person than the President of the United States of America (US), Joseph Biden Jr.  The President made this riveting statement on November 2 in the heart of the Nation’s capital, Washington, DC.

Biden cited several incidents as evidence for his worrying statement.   These included an invasion of the home of the House Speaker, Nancy Pelosi, and a savage attack by an intruder on her 82-year-old husband, Paul Pelosi, who was struck in his head with a hammer.

Speaker Pelosi has been the target of far-right supporters of former President Donald Trump, who never formally conceded his overwhelming loss of the November 3, 2020 Presidential elections, and who is being investigated by a select committee of the U.S. House of Representatives for his role in an invasion of Capitol Hill with the intention of stopping the formal acceptance of the elections result.   During the invasion, the rioters declared their intention to kill or main House Representatives, particularly Nancy Pelosi.

President Biden listed a long number of violations of democratic principles and values, including intimidation of early voters for mid-term elections to the Congress on November 8, and death threats to election officials and election workers in a number of states.   The President described this situation in the following stark terms: “This violence against Democrats, Republicans, and nonpartisan officials just doing their jobs, are the consequence of lies told for power and profit. Lies of conspiracy and malice, lies repeated over and over to generate a cycle of anger, hate, vitriol and even violence”.

Former President Barack Obama was sufficiently stirred by events that he felt constrained to return to the political hustings to express grave concern about “this erosion of just basic civility and democratic norms”.  He warned that “If the Republican candidates here are successful, Democracy as we know it may not survive in Arizona.”  And, he added, “That’s not an exaggeration. That is a fact.”

These circumstances are being played out in the US, not in a country with an immature democracy or a record of disregard for democratic principles of freedom, the rule of law and respect for justice.  Therefore, it is terrifying.   For, if democracy is overcome in the U.S. in favour of fascism and tyranny, it will quickly spread the world over with troubling consequences.

Apart from the erosion of democracy elsewhere in the world, and the encouragement that will be given to politicians with autocratic tendencies, the advent of far-right representatives taking control, or significantly influencing, policies and laws created by the U.S. Congress, has consequences for all developing countries.

It is well known, for instance, that Donald Trump and his supporters had little time for developing countries and developed no policies to engage with their development issues.  The description of some, mostly back States as “shit hole countries”, the manipulation of several of them in the narrow pursuit of his own political agenda, and the rejection of issues and institutions of vital importance to them caused great alarm.   Among the critical issues were the harmful impact of Climate Change and the withdrawal of funding from the World Health Organization.   The Trump posture remains, and, if anything, has been strengthened by the Republican candidates who are vying for office on November 8.

Right now the Democratic Party has control of the Senate in the U.S. Congress only because Vice President Kamala Harris has a casting vote.  The Senate is equally divided 50-50 between the Democrats and the Republicans.  At the mid-term elections on November 8, 12 Democratic-held seats and 23 Republican-held seats are being contested.  If the Democrats lose only one of their seats to the Republicans without winning two, the Senate will pass to Republican control.

The situation is worse for the U.S. House of Representatives, all of whose 435 seats are up for grabs.  The Democrats need to win 218 seats to maintain their majority.   They now have 221 to the Republicans 211.  It is only in recent days that polls are suggesting that the Democratic party could be victorious.

Should the Democratic Party lose control of the Congress, the Republicans would not only frustrate the legislative programme of the Biden administration, but they would also advance the policies that they favour, including selling guns; approving excessive behaviour by the police force; ending a woman’s right to choose abortions; closing U.S. borders to immigrants; introduce harsh measures for dealing with refugees to severely reduce programmes to help the poor.  Aid programmes to developing countries will also assume a transactional nature, rather than responding to developmental needs.

It is normal in every election for political parties and candidates to hold differing positions.  While it should not be acceptable, it has become par for the course that, in their attempt to win votes, parties and candidates spin the truth, exaggerate, and talk down their opponents.  However, in the run-up to these mid-terms, candidates of the extreme Republican right wing have been found lying, defaming, and preaching a toxic level of vitriol, including encouraging voter intimidation and tearing down institutions.

President Biden has also pointed out that, “there are candidates running for every level of office in America, for governor, congress, attorney general, secretary of state, who will not commit to accepting the results of the election that they’re running in. This is a path to chaos in America”.

In the context of all this, there is good reason to be alarmed about the threats to democracy in the U.S. and, as a consequence, to threats to freedom, democracy, and the rule of law everywhere.

These mid-term elections might well be a defining event not just for the U.S. but for the world in the struggle for supremacy between democracy and fascism.

Responses and previous commentaries: www.sirronaldsanders.com 

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Graduates of the GARD Center’s Hydroponics Programme are Poised to Reduce Food Insecurity

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Given the island’s history of inconsistency in rainfall and drought, the graduates of the Sandals Foundation-sponsored hydroponics programme at the Gilbert Agricultural Rural Development (GARD) Center are prepared to embark on climate-smart farming to help strengthen the nation’s food security.

By trading soil for nutrient-rich water, these graduates will be able to produce crops at any time of the year, and achieve higher yields with fewer resources.

“With the NFT (nutrient film technique) hydroponics unit, eighty to ninety percent less water can be used to produce a lot more crops in a lot less space,” said Julia Roberts, a graduate.

“This is amazing, especially for us in Antigua where we are affected by drought,” she added.

Over a three-month period, over a dozen students covered content in backyard gardening, nutrient solutions, plant problems, plant growth and culture in a hands-on learning course. The graduates’ experience with the impressive potential of the hydroponics unit to mass produce crops has now empowered them to eagerly join the ranks of food producers in the island.

“I experimented with growing lettuce, cabbage, chive, and cucumbers—herbs and vegetables useful in everyday cooking. It was incredible to see how quickly they grew and with far less effort than if I had ploughed the ground and planted seedlings,” expressed another graduate.

He continued, “I can’t wait to start growing more and selling to local markets and shops based on demand and supply, as well as challenging myself to grow tomatoes and peppers, which are additional food items that we consume on a daily basis.”

June Jackson, Executive Director of the Gilbert Agriculture Rural Development Center (GARD Center), also echoed the programme’s promising outcomes.

“Throughout the training,” Jackson explained, “the young men and women were also taught how to construct a hydroponic unit and explored how hydroponic vegetable production can be turned into a business.”

Jackson added that these lessons, along with field trips to functional backyard gardens, have equipped the graduates with a holistic training, positioning them to bring innovative climate-smart farming practices to the pursuit of food security in Antigua.

Farming and agriculture support forms one of six key areas of intervention being implemented by the Sandals Foundation as it implements 40 sustainable community projects that have the power to transform Caribbean communities and improve lives.

Additional projects to support food security in the region include strengthening the capacities of farmers in the community of Hermitage in Jamaica to grow more and maximize their earning potential, and the construction of a chicken coop and greenhouse at LN Coakley High School in The Bahamas.

The Foundation is also empowering the Grenada Network of Rural Women Producers (GRENROP) through farm business trainings, and introducing community compost training in the Turks and Caicos Islands to improve soil fertility, enhance school and backyard gardening thus reducing imports.

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Privy Council: Petrotrin must pay contractor $4.8m

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News

FILE PHOTO: Petrotrin Refinery –

THE PRIVY Council has approved an award of $4.8 million for a local contractor for work done for Petrotrin on its platform and block station at its Soldado oilfield in 2004.

The company – A&A Mechanical Contractors – sued Petrotrin for $9.9 million. In 2014, Justice Ronnie Boodooingh ruled in favour of the company, but this was overturned in the Court of Appeal by Justices of Appeal Allan Mendonca and Gregory Smith. They set aside the money orders and remitted aspects of the case for retrial. Then Justice of Appeal Judith Jones dissented, not agreeing with the majority ruling.

The company appealed to the Privy Council, which ruled on Thursday, ordering the payment of $4.8 million and setting aside the Appeal Court’s orders while also sending back to the High Court to consider whether interest should be awarded.

It also sent four claims by A&A Mechanical back to the court to consider for payment. The issues to be considered by the courts at all three levels involved the classification of “without prejudice” letters which the Appeal Court had found inadmissible.

In its evidence, A&A Mechanical said it tendered to provide steelworks to strengthen Petrotrin’s platform and block station for $26.8 million, It won the bid and began work in 2004. It said the contract allowed Petrotrin to instruct the company to carry out variations to the work, and it did so, but was not paid for them. A&A Mechanical said it was only paid the $26.8 contract sum and not for the “additional work.”

Petrotrin claimed these were not variations but were included in the work.

Some of these “variations” were sent back to the High Court by the Privy Council for determination.

In his decision, Boodoosingh rejected Petrotrin’s argument at A&A Mechanical’s case was statute-barred and rejected the proposition that a letter – agreeing to variations – was part of “without prejudice” negotiations. He said those were not negotiations for the settlement of a disputed claim but an integral step in finalising payments.

The Court of Appeal held that this letter was a “without prejudice” communication and was inadmissible. It also ordered the High Court to rehear the claim without the letters.

However, the Privy Council said the letters were admissible and in sending back portions of the claim also sent back for “rehearing” the evidence relatingto the meetings between the parties during negotiations for payments and the “without prejudice” letters, since the latter were correspondence forming part of the negotiating process for payment.

The Privy Council agreed with the Appeal Court’s finding on other variation claims, sending them back to the High Court to consider the evidence. The Privy Council judges held that Boodoosingh was wrong to find Petrotrin had failed to provide evidence on these claims.

A&A Mechanical was represented by Daniel Feetham, KC, Anand Ramlogan, SC, Rowan Pennington-Benton and Jared Jagroo. Petrotrin’s attorneys were Anneliese Day, KC, Prakash Deonarine and Odette Clarke.

Presiding over the appeal in the Privy Council were Lords Lloyd-Jones, Briggs, Leggatt, Burrows and Stephens.

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RSLPF Commits To Resolving ‘Every Incident Of Crime’ Despite Delays

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The Royal Saint Lucia Police Force (RSLPF) has said that despite delays, it remains committed to ‘resolving every incident of crime’.

The law enforcement organisation stated its commitment in a release on Wednesday, announcing that Major Crimes Unit officers had arrested and charged a man with a homicide that occurred last year.

The RSLPF release identified the accused as 25-year-old Bocage, Castries, resident Haylan Hippolyte, originally of Anse La Raye.

Officers formally charged Hippolyte with the shooting death of Vijay Phillip at Sapphire, Laborie, on July 14, 2021.

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They escorted the accused to the First District Court, which adjourned the matter to December 1, 2022, and remanded him in custody.

The RSLPF said it continues to work assiduously to bring closure to aggrieved families and ensure citizen security.

Headline photo: Stock image

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WATCH: Ministry of Health Collaborates On St Jude Reconstruction – St. Lucia Times News

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The Ministry of Health, Wellness and Elderly Affairs will work collaboratively with sister agencies, namely the Ministry of Finance, the Ministry of Infrastructure and Ministry of Economic Development to oversee the new St. Jude reconstruction project.

According to Prime Minister Hon. Philip J. Pierre, the selection of the site for reconstruction was based on the recommendations of a Technical Committee charged with that responsibility, with no prodding from his Cabinet of Ministers.

The first phase of this round of works has commenced following a short ceremony on Tuesday, 01November, 2022.

We hear more in this report:

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SOURCE: Ministry of Health, Wellness & Elderly Affairs. Headline photo: Prime Minister Philip J. Pierre and other officials visit site of hospital reconstruction.

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Le Brésil toujours sous tension après la défaite de Bolsonaro

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Les tensions demeurent jeudi au Brésil où le président sortant Jair Bolsonaro a appelé la veille ses partisans à mettre fin aux derniers blocages routiers, tout en cautionnant les “manifestations légitimes” après sa…

Les tensions demeurent jeudi au Brésil où le président sortant Jair Bolsonaro a appelé la veille ses partisans à mettre fin aux derniers blocages routiers, tout en cautionnant les “manifestations légitimes” après sa défaite sur le fil face à Lula.

“Je vous lance un appel: débloquez les routes. Cela ne me paraît pas faire partie des manifestations légitimes”, a lancé mercredi le dirigeant d’extrême droite, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, en référence aux barrages maintenus dans plus de la moitié des Etats, même s’ils étaient moins nombreux que mardi.

“D’autres manifestations qui se tiennent dans tout le Brésil, dans d’autres endroits, font partie du jeu démocratique, elles sont les bienvenues”, a-t-il ajouté.

La journée de mobilisation de mercredi a été entachée par un épisode violent: sur un barrage routier près de Mirassol, dans l’Etat de Sao Paulo (sud-est), un automobiliste a percuté des manifestants, faisant au moins sept blessés selon la chaîne CNN.

Certains bolsonaristes se sont révélés menaçants envers les journalistes dont une équipe de l’AFP, notamment à Sao Paulo.

Ces protestations avaient lieu au lendemain de l’allocution de Jair Bolsonaro, ex-capitaine de l’armée nostalgique de la dictature militaire (1964-85), battu de peu à la présidentielle dimanche par l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010). 

Il a rompu mardi un lourd silence de deux jours pour dire qu’il “respecterait” la Constitution et a donné le feu vert à la transition avec son successeur de gauche Lula.

Mais il a aussi délivré un message reçu comme un encouragement par ses soutiens: “Les manifestations pacifiques seront toujours bienvenues”.

Selon lui, elles sont “le fruit de l’indignation et d’un sentiment d’injustice concernant la façon dont le processus électoral s’est déroulé”, une phrase reprise mercredi par son fils député, Eduardo Bolsonaro, dans une publication sur Instagram qui montrait une vue aérienne de la manifestation à Rio de Janeiro.

“Intervention fédérale”

A Sao Paulo, des milliers de bolsonaristes ont manifesté devant le commandement militaire du sud-est, exigeant une intervention de l’armée aux cris de “intervention fédérale tout de suite”, a constaté une journaliste de l’AFP-TV.

Une manifestation similaire devant le quartier général de l’armée à Brasilia a réuni également des milliers de protestataires, selon un photographe de l’AFP, certains scandant “résistance civile”.

Même scénario à Rio de Janeiro, où des milliers de manifestants ont chanté devant le commandement militaire: “Lula, voleur, ta place est en prison”, selon un journaliste de l’AFP-TV.

“On demande (…) une intervention militaire pour que notre pays ne devienne pas communiste”, a expliqué à l’AFP-TV Rodrigo da Mata, un vendeur de 41 ans, à Sao Paulo.

“Nous ne reconnaissons pas le résultat de l’élection parce que nous savons qu’elle a été frauduleuse. Comme tout ce que fait le PT”, ajoute-t-il au sujet du Parti des Travailleurs de Lula.

Des saluts nazis ont été filmés lors de manifestations dans l’Etat méridional de Santa Catarina.

Selon le site d’informations UOL, des manifestations en faveur d’une intervention de l’armée ont eu lieu mercredi devant des bâtiments militaires de 11 Etats (sur 27) du pays.

“Ça ne sert à rien de pleurer, on a perdu la partie”, avait pourtant déclaré au quotidien O Globo le vice-président Hamilton Mourao, qui a souvent affiché son esprit d’indépendance par rapport au chef de l’Etat.

Encore une centaine de blocages

Le nombre de barrages routiers a notablement baissé mercredi: la police de la route fédérale (PRF) a répertorié une centaine de blocages encore en vigueur affectant 12 Etats, selon un bilan publié mercredi soir. Au total, quelque 776 manifestations de cette nature ont été dispersées jusqu’à présent, a-t-elle précisé.

Leur nombre a drastiquement baissé à partir du moment où la police a commencé à faire usage de la force avec l’aval de la Cour suprême, qui l’a exhortée à recourir à “tous les moyens nécessaires” pour débloquer les chaussées.

“Nous ne pouvons pas utiliser les méthodes de la gauche, (…) qui empêchent la liberté de circulation”, avait dit mardi le président Bolsonaro.

A Sao Paulo les forces de l’ordre ont dû utiliser du gaz lacrymogène et des canons à eau pour rétablir la circulation sur la route Castello Branco, principal axe routier reliant le poumon économique du Brésil au centre-ouest du pays, haut lieu de l’agronégoce.

Les barrages ont entraîné des difficultés d’approvisionnement au Brésil, qui compte presque exclusivement sur le transport routier pour l’acheminement des biens et produits alimentaires.

La Confédération nationale des industries a averti dès mardi du “risque de pénuries et de manque de combustible” si les barrages routiers n’étaient pas rapidement levés.

Le site d’information G1 estimait pour sa part que 70% des supermarchés constataient déjà des ruptures d’approvisionnement de certains produits.

fg-msi-pt/lg/ybl/roc/pz

Des partisans du président brésilien sortant Jair Bolsonaro dispersés par la police anti-émeute, le 2 novembre 2022 sur une autoroute près de Sao Paulo
• Miguel Schincariol

Des partisans du président brésilien sortant Jair Bolsonaro bloquent une autoroute près de Sao Paulo, le 2 novembre 2022
• Miguel SCHINCARIOL

Le président sortant du Brésil Jair Bolsonaro lance un appel à ses partisans pour débloquer les routes, dans une vidéo diffusée sur son compte YouTube, à Brasilia, le 2 novembre 2022
• Handout

Une banderole “Intervention fédérale tout de suite” lors d’un rassemblement de partisans du président brésilien sortant Jair Bolsonaro devant un commandement militaire à Florianopolis, dans le sud-est du Brésil, le 2 novembre 2022
• Anderson Coelho

Brésil : Bolsonaro “contrarié” appelle au déblocage des routes

Des partisans du président sortant brésilien Jair Bolsonaro rassemblés à Brasilia pour demander une intervention fédérale, le 2 novembre 2022
• Sergio Lima

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Captagon: comment la Syrie est devenue un narco-Etat

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Une décennie d’effroyable guerre civile a laissé la Syrie en ruines et fragmentée mais une drogue traverse toutes les lignes…

Une décennie d’effroyable guerre civile a laissé la Syrie en ruines et fragmentée mais une drogue traverse toutes les lignes de front: le captagon.

Ce stimulant, autrefois associé aux jihadistes du groupe Etat islamique, a donné naissance à une industrie illégale de plus de 10 milliards de dollars qui soutient le régime paria du président Bachar al-Assad, mais également nombre de ses ennemis.

Le captagon a fait de la Syrie le narco-Etat le plus récent du monde et ce commerce s’est profondément enraciné au Liban voisin dont l’économie s’est effondrée.

Cette drogue est désormais de loin le premier produit d’exportation de la Syrie, dépassant toutes ses exportations légales réunies, selon des estimations établies à partir de données officielles recueillies par l’AFP.

Le captagon est une amphétamine dérivée d’un médicament censé traiter la narcolepsie ou les troubles du déficit de l’attention. 

Cette drogue illicite s’est répandue au Moyen-Orient, où l’Arabie saoudite constitue le plus grand marché.

L’AFP a interrogé au cours de son enquête plus de 30 sources, dont d’anciens et d’actuels membres des services de sécurité en Syrie et dans d’autres pays, des trafiquants, des militants, des diplomates étrangers et des experts en stupéfiants pour tenter de saisir l’ampleur du phénomène.

Au moins 25 d’entre elles ont demandé à ce que leur identité soit protégée pour des raisons de sécurité.

“Drogue de fête”

En Arabie saoudite, le captagon est souvent considéré comme une drogue de fête mais sa consommation touche d’autres cercles que l’élite aisée.

Beaucoup de Saoudiens modestes et de travailleurs immigrés consomment cette drogue bon marché, discrète et moins taboue que l’alcool dans ce pays musulman.

“Je peux travailler sans arrêt pendant deux ou trois jours, ce qui m’a permis de doubler mon salaire et m’aide à m’acquitter de mes dettes”, avoue Fayçal à Ryad. Ce frêle nouveau marié d’une vingtaine d’années, issu de la classe ouvrière, dit dépenser 150 rials par semaine (environ 40 dollars) pour acheter des comprimés de captagon.

“Je termine mon premier travail épuisé à l’aube”, dit-il, mais la drogue l’aide à tenir le coup pour entamer son deuxième emploi comme chauffeur de VTC.

Un ouvrier égyptien du bâtiment raconte à l’AFP avoir commencé à prendre les comprimés après que son chef en eut secrètement glissé dans son café pour le faire travailler plus vite et plus longtemps. 

“Avec le temps, mes collègues et moi sommes devenus dépendants”, dit-il.

Le comprimé haut de gamme que s’arrache la jet-set saoudienne peut valoir jusqu’à 25 dollars mais les pilules frelatées de mauvaise qualité sont vendues à un dollar.

La drogue commence son voyage dans les zones de non-droit entre la Syrie et le Liban.

– Barons et tribus – 

Le visage masqué et le regard caché par des lunettes noires, un trafiquant de la plaine orientale de la Bekaa au Liban raconte à l’AFP comment il organise l’expédition de la drogue.

“Quatre ou cinq grands noms s’associent généralement et partagent le coût d’une cargaison de 10 millions de dollars, disons, pour couvrir les matières premières, le transport et les pots-de-vin”, explique-t-il au milieu d’un vignoble.

“Le coût est faible et les bénéfices élevés” car, explique le trafiquant, même si un seul envoi sur 10 passe, “vous êtes toujours gagnant”.

“Il y a un groupe de plus de 50 barons (..) Ils forment un grand réseau, des Syriens, Libanais et Saoudiens”, poursuit-il.

Le trafic du captagon couvre plusieurs pays et de nombreux acteurs clés ont des liens tribaux, notamment par le biais des Bani Khaled, une confédération bédouine qui s’étend de la Syrie et du Liban à la Jordanie, l’Irak et l’Arabie saoudite.

Une cargaison peut rester dans la sphère d’influence des Bani Khaled depuis la fabrication en Syrie jusqu’à la livraison en Arabie saoudite, selon des sources concordantes, dont un officier des renseignements, des déserteurs de l’armée syrienne et un trafiquant.

Et les chiffres donnent le vertige.

Plus de 400 millions de comprimés ont été saisis au Moyen-Orient et au-delà en 2021, selon les chiffres officiels, et les découvertes de cette année devraient être encore plus importantes.

Pour chaque cargaison saisie, neuf autres sont expédiées, affirment des responsables des douanes et de la lutte antidrogue à l’AFP.

Cela signifie que, même avec un prix moyen de cinq dollars par comprimé et avec seulement quatre cargaisons sur cinq parvenant à destination, le captagon représente une industrie d’au moins 10 milliards de dollars.

La Syrie étant la source de 80% du trafic mondial, selon des responsables des services de sécurité, ce commerce représente par conséquent au moins trois fois son budget national.

Le frère d’Assad

Selon des experts en stupéfiants, l’Etat syrien est au cœur du trafic dans les zones contrôlées par le régime de Bachar al-Assad.

Le réseau opaque de seigneurs de guerre et de profiteurs sur lequel le président syrien s’est appuyé pour gagner la guerre a largement profité de ce trafic, estiment les experts. 

Ils citent en particulier le puissant Hezbollah libanais, soutenu par l’Iran, qui, selon eux, joue un rôle important dans la protection de la contrebande le long de la frontière libanaise, dans le sud-ouest de la Syrie.

“La Syrie a un besoin pressant de devises étrangères et cette industrie est capable d’alimenter le trésor public grâce à une économie parallèle, de l’importation des matières premières à la fabrication et enfin à l’exportation” des comprimés, explique à l’AFP un ancien conseiller du gouvernement syrien interrogé hors de Syrie. 

Un nom revient dans toutes les interviews réalisées par l’AFP: celui de Maher al-Assad, frère redouté du président syrien, chef de facto de la Quatrième division, l’unité d’élite de l’armée syrienne.  

Une dizaine de sources, dont deux trafiquants, un membre des forces de sécurité dans la région, un ex-officier de renseignement syrien, des militants, un membre d’une tribu syrienne impliquée dans le trafic du captagon et un employé du secteur pharmaceutique ont mis en cause cette brigade.

L’implication de Maher al-Assad a également été citée dans des rapports du Centre pour l’analyse opérationnelle et la recherche (Coar) et du Centre pour l’analyse historique et le conflit (CHACR).

“Maher al-Assad prend une part des gains du captagon, qui servent même à payer en partie les soldes d’un groupe armé rattaché à la Quatrième division”, affirme Rami Abdel Rahman, chef de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH, ONG basée au Royaume-Uni). 

Invitée à réagir, l’ambassade de Syrie à Paris a adressé à l’AFP une réponse du ministère syrien de l’Intérieur, affirmant que le trafic était le fait “des organisations terroristes” qui ont “bénéficié de leur contrôle sur les zones frontalières” du pays, en “coopération avec les trafiquants de drogue”.

“Aucune usine ou laboratoire de fabrication de cette substance n’a été saisie sur le territoire de la République arabe syrienne”, assure le ministère, qui dénonce “une campagne d’attaques médiatiques” dirigée contre la Syrie sur ce sujet.

“Les producteurs de captagon obtiennent les matières premières directement de la Quatrième division, parfois dans des sacs militaires”, assure un militant qui a requis l’anonymat. Un trafiquant syrien indique à l’AFP que cette unité d’élite fournit la drogue à des groupes rebelles opposés au régime.

La Quatrième division contrôle une grande partie de la frontière poreuse avec le Liban essentielle au trafic, et le port méditerranéen de Lattaquié est également un de ses bastions.

“La Quatrième division a joué un rôle actif dans la protection, l’organisation et la fabrication de captagon, et dans le transport des cargaisons vers les ports de Lattaquié et Tartous” (dans le nord-ouest et l’ouest de la Syrie), affirme Caroline Rose, experte du New Lines Institute.

La frontière libanaise, qui n’a jamais été clairement délimitée, a toujours été un terrain privilégié pour les contrebandiers et le trafic de captagon est désormais en plein essor dans le nord.

“Wadi Khaled est la nouvelle plaque tournante, le lieu est plein de trafiquants”, révèle à l’AFP une source judiciaire, faisant référence à cette région frontalière du nord du Liban où une grande partie de la population du côté libanais se considère comme syrienne.

Au plus fort de la guerre, des armes étaient introduites clandestinement en Syrie par la région de Wadi Khaled. 

Les rebelles impliqués

Dans le sud de la Syrie, les provinces de Soueida et Deraa, à la frontière avec la Jordanie, sont deux autres voies principales de la contrebande vers l’Arabie saoudite.

Deraa abrite plusieurs laboratoires où la drogue est fabriquée. Soueida grouille de gangs transportant du captagon, les tribus bédouines acheminant des cargaisons depuis les principales usines de production autour de Damas et de la province de Homs (centre).

“La contrebande est organisée par les tribus qui vivent dans le désert, en coordination avec plus d’une centaine de petits gangs armés”, explique Abou Timour, un porte-parole d’un groupe armé local, Al-Karama. 

En Syrie, le juteux trafic a réconcilié les ennemis d’hier et la drogue a forgé des alliances improbables même dans le nord, qui abrite les dernières poches de résistance rebelles et jihadistes au régime.

“Le captagon a réconcilié toutes les parties au conflit (…) le gouvernement, l’opposition, les Kurdes et l’Etat islamique”, souligne l’ancien conseiller du gouvernement syrien.

“Je travaille avec des gens à Homs et Damas qui reçoivent les comprimés des dépôts de la Quatrième division”, déclare à l’AFP un contrebandier de la zone rebelle dominée par la Turquie.

“Je distribue les comprimés ici ou j’effectue la coordination avec les groupes rebelles pour les envoyer en Turquie”, détaille-t-il, qualifiant son travail de “très dangereux et très facile en même temps”.

Le trafiquant a assuré qu’il vendait également du captagon à des chefs du groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), qui contrôle une partie de l’enclave d’Idleb dans le nord-ouest de la Syrie.

Selon lui, une myriade de groupes rebelles affiliés à la Turquie se sont récemment lancés dans le commerce du captagon. “La région grouille de groupes rebelles. C’est une jungle, tout le monde a faim”, a-t-il témoigné.

Il ajoute que le nouveau roi du trafic dans la région est Abou Walid Ezza, un commandant de la faction Sultan Mourad de l’Armée nationale syrienne, un groupe pro-turc.

“Il a de très bonnes relations avec la Quatrième division, puisqu’il était auparavant basé à Homs”, précise le trafiquant selon lequel “il apporte des comprimés d’excellente qualité”.

Interrogé par l’AFP, le groupe rebelle a démenti tout lien avec le trafic de captagon.

Des parties turques sont également impliquées dans la contrebande, selon un enquêteur judiciaire de la région.

“L’éther diéthylique, une sorte de chloroforme, est l’un des principaux composants nécessaires à la fabrication du captagon et la plus grande partie de cette matière vient de Turquie”, précise-t-il.

“Machine à bonbons”

Outre les produits chimiques, le plus gros investissement pour un laboratoire de captagon est une presse à comprimés ou une machine à fabriquer des bonbons.

Un site chinois propose même une “presse à comprimés de captagon” pour 2.500 dollars, capable de fabriquer des dizaines de milliers de comprimés par heure. 

Une fois les précurseurs chimiques obtenus, il suffit de 48 heures pour mettre en place un laboratoire de fabrication de captagon avec un équipement relativement rudimentaire.

Ce qui signifie que même en cas de descente des unités de lutte antidrogue, les fabricants de captagon peuvent rapidement se remettre à l’oeuvre. Ils ont même installé des laboratoires mobiles à l’arrière de camionnettes après une récente perquisition dans l’est du Liban.

Le gouvernement syrien agit également mais la plupart des saisies “ne sont que pure comédie (…) les responsables de l’application de la loi sont eux-mêmes les voleurs”, assure un employé d’une entreprise pharmaceutique syrienne, interrogé hors de Syrie, selon lequel certaines usines pharmaceutiques sont impliquées dans le trafic. 

Des vidéos des douanes et de la police saoudiennes montrent comment elles emploient des technologies de pointe et des unités canines pour déjouer la contrebande.

Mais les trafiquants ont toujours une longueur d’avance, estiment de hauts responsables de la sécurité et de la justice dans la région.

“Au port de Tripoli (Liban nord), par exemple, le scanner doit toujours être réparé le mauvais jour ou est éteint par inadvertance”, dit à l’AFP un haut responsable libanais.

“Et lorsque des arrestations sont effectuées, c’est toujours le chauffeur, le seul homme qui ne sait rien, que les services de sécurité présentent au tribunal”, ajoute-t-il.

“Le roi du captagon” 

Le “roi du captagon” Hassan Dekko dirigeait son empire depuis le Tfail, un village libanais à la frontière avec la Syrie, avant son arrestation en avril dernier à la suite d’importantes saisies de captagon.

L’homme, qui a la double nationalité libanaise et syrienne et entretient des relations politiques de haut niveau dans les deux pays, a nié toute lien avec le trafic de drogue, selon des documents judiciaires obtenus par l’AFP.

Mais les responsables de la lutte antidrogue au Liban assurent que certaines des entreprises qu’il possède, notamment une usine de pesticides en Jordanie, une concession automobile en Syrie et une flotte de camions-citernes, sont des couvertures courantes pour les barons de la drogue.

Un haut responsable de la sécurité a cependant déclaré que l’influence de Dekko avait diminué.

Plusieurs sources de sécurité et des déserteurs de l’armée syrienne ont évoqué le nom du député syrien Amer Khiti, sous sanctions américaines, qui serait selon eux une figure majeure du trafic. 

“Le rôle de Khiti est d’assurer la protection des cargaisons” de drogue, affirme le chef de l’OSDH.

Le député, que l’AFP a tenté de joindre sans succès, est également cité dans les rapports du CHACR.

L’un de ses employés a déclaré à l’AFP avoir vu du captagon être livré dans un entrepôt près de Damas.

“C’est un homme bon. Peu importe ce qu’il fait, tant qu’il aide les gens”, affirme l’employé.

“La famille Khiti est impliquée dans cette affaire depuis avant la guerre. Ils avaient l’habitude de mettre les pilules dans des sacs en plastique et de les coudre à l’intérieur de moutons” pour les faire passer en contrebande, ajoute-t-il.

Epicentre mondial

Les crises économique et politique n’étant pas près de se dénouer en Syrie et au Liban, il est à craindre que le trafic du captagon ne prenne encore plus d’ampleur.

“La Syrie est devenue l’épicentre mondial de la production de captagon par choix délibéré”, estime Ian Larson, analyste en chef de la Syrie au Coar.

Son économie étant paralysée par la guerre et les sanctions, “Damas avait peu de bonnes options”, ajoute-t-il.

La manne du captagon arrose large en Syrie et au Liban, des responsables du régime aux hommes d’affaires millionnaires au haut de la pyramide jusqu’aux villageois et aux réfugiés qui fabriquent et dissimulent la drogue.

“Il n’y a toujours pas de preuve irréfutable reliant directement Bachar al-Assad à l’industrie du captagon et nous ne devons pas nécessairement nous attendre à en trouver une”, ajoute M. Larson, qui a beaucoup écrit sur cette drogue.

Tant les trafiquants que ceux qui luttent contre cette drogue estiment que l’ère du captagon n’en est qu’à ses débuts.

“Le métier ne s’arrêtera jamais”, insiste le trafiquant libanais. Une opinion partagée par une source judiciaire haut placée: “Ils ne sont jamais condamnés et l’argent en jeu est énorme.”

(Cette enquête a été réalisée avec les contributions de Haitham el-Tabei en Arabie saoudite et Patrick Lee à Kuala Lumpur)

rh-jmm/fg/at/dp/ybl/rm

Un comprimé de captagon saisi par la police, le 21 juillet 2022 à Zahle, au Liban
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Estimation de la taille du marché du captagon
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Des comprimés de captagon saisis à un checkpoint de Darret Ezza, dans la province d’Alep, le 10 avril 2022 en Syrie
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Nombre total de pilules de captagon saisies par les autorités de chaque pays en 2021
• Luca MATTEUCCI

Des comprimés de captagon et d’autres drogues saisis, le 24 mai 2022 à Marea, dans la province d’Alep, en Syrie
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Des comprimés de captagon saisis par la police, le 27 juillet 2022 à Kaffarshima, au sud de Beyrouth, au Liban
• JOSEPH EID

Des comprimés de captagon saisis à un checkpoint de Darret Ezza, dans la province d’Alep, le 10 avril 2022 en Syrie
• OMAR HAJ KADOUR

Un trafiquant de captagon, le visage masqué pour protéger son anonymat, lors d’un entretien avec l’AFP, le 26 avril 2022 à Alep, en Syrie
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Des comprimés de drogues et de captagon saisis, présentés aux médias, le 24 mai 2022 à Marea, dans la province d’Alep, en Syrie
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Des comprimés de captagon saisis par la police, le 21 juillet 2022 à Zahele, dans la vallée de la Bekaa, au Liban
• JOSEPH EID

Des sacs de comprimés de captagon saisis par la police, le 21 juillet 2022 à Zahle, au Liban
• JOSEPH EID

Le portrait de Maher al-Assad, frère du président syrien Bachar al-Assad, représenté sur un t-shirt lors d’une manifestation pro-syrienne à Beyrouth, en 2012
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Des outils pour marquer les comprimés de captagon saisis par la police à Zahle, le 21 juillet 2022 au Liban
• JOSEPH EID

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