Deux Afro-Américains innocentés de l’assassinat de Malcolm X vont toucher 36 millions de dollars

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Victimes de l’une des plus grosses erreurs judiciaires de l’histoire des Afro-Américains, deux hommes innocentés en 2021 après vingt ans de prison chacun pour l’assassinat en 1965 de Malcolm X vont toucher au total 36 millions de dollars de…

Victimes de l’une des plus grosses erreurs judiciaires de l’histoire des Afro-Américains, deux hommes innocentés en 2021 après vingt ans de prison chacun pour l’assassinat en 1965 de Malcolm X vont toucher au total 36 millions de dollars de la ville et de l’Etat de New York.

L’avocat David Shanies, défenseur de Muhammad Aziz, 84 ans, et de la famille de Khalil Islam, décédé en 2009, a confirmé dimanche soir dans un courriel à l’AFP qu’une “injustice (avait été) aujourd’hui reconnue et une étape modeste franchie pour la corriger”.

Interrogée par le New York Times, la direction juridique de la mairie de New York avait révélé plus tôt un accord de dédommagement financier avec “MM. Aziz et Islam injustement condamnés pour ce crime” : le meurtre de Malcolm X le 21 février 1965 à la tribune de l’Audubon Ballroom, une salle de spectacle de Harlem, un quartier du nord de Manhattan.

Les deux hommes, membres du mouvement de Malcolm X “Nation of Islam”, avaient été condamnés en 1966 à de lourdes peines d’emprisonnement et avaient passé 42 ans à eux deux derrière les barreaux — une vingtaine d’années chacun — pour un meurtre qu’ils n’avaient jamais commis.

Coup de théâtre

Mais le 19 novembre dernier, dans un coup de théâtre judiciaire historique, la cour suprême de l’Etat de New York les avait innocentés. 

La justice avait même reconnu son “échec” en ayant emprisonné deux innocents pour l’assassinat de l’icône de la cause des personnes noires dans les années 1960 aux Etats-Unis.

La disparition de Malcolm X fut un coup de tonnerre dans l’histoire douloureuse des Afro-américains. Une “tragédie (…) ressentie dans le monde entier et aggravée par le fait qu’elle a conduit à la condamnation et à l’emprisonnement de deux jeunes hommes noirs innocents en Amérique”, a dénoncé l’avocat David Shanies.

Il a confirmé les chiffres du New York Times: 26 millions de dollars versés par la ville de New York et dix millions de dollars de l’Etat de New York.

Muhammad Aziz, libéré en 1985, et Khalil Islam, libéré en 1987 et décédé en 2009 à 74 ans, ont toujours clamé leur innocence. 

Le troisième condamné, Mujahid Abdul Halim, avait lui reconnu à l’époque avoir tiré sur Malcolm X, et avait mis ses deux co-accusés hors de cause, mais en vain.

Jusqu’à ce que la justice de New York rouvre le dossier en 2020.

Documentaire Netflix

Il a en effet fallu attendre la diffusion en février 2020 d’un documentaire sur Netflix (“Who Killed Malcolm X?”), renouvelant les doutes sur la présence de MM. Aziz et Islam sur les lieux de l’assassinat.

Après des mois d’enquête en révision, le procureur de l’époque de Manhattan, Cyrus Vance, s’était allié aux avocats des deux hommes et à une organisation, “The Innocence Project”, qui lutte contre les erreurs judiciaires, pour déposer une motion d’annulation devant la cour suprême new-yorkaise.

Et en novembre dernier, en direct à la télévision et sous les applaudissements, le procureur Vance avait présenté les “excuses” des autorités judiciaires américaines pour des “décennies d’injustice” et des “violations inacceptables de la loi et de la confiance de l’opinion publique”.

Devant la cour, il avait “reconnu la gravité de cette erreur” judiciaire, sans s’étendre sur les rumeurs concernant le rôle trouble joué à l’époque par la police fédérale (FBI) et celle de New York.

Malcolm X menacé

Au moment de son assassinat, Malcolm X, 39 ans, figure radicale de la cause afro-américaine, accusé par ses détracteurs d’appeler à la violence et au séparatisme, avait quitté “Nation of Islam” et opéré un virage plus consensuel. 

Il avait été alors menacé par des membres de son ancien mouvement et son domicile à New York avait été la cible d’un attentat quelques jours plus tôt.

Le documentaire de Netflix s’appuie sur la thèse d’un historien non-professionnel de Washington, Abdur-Rahman Muhammad, défendant l’innocence de MM. Aziz et Islam et que le troisième condamné, qui avait reconnu les faits, avait agi avec quatre autres membres de “Nation of Islam” d’une mosquée de Newark, dans le New Jersey, près de New York.

Le meurtre de Malcom X avait secoué les Etats-Unis, en pleines tensions politiques et sociales dans les années 1960, marquées par l’assassinat du président John F. Kennedy en 1963 et celui en 1968 de la figure des droits civiques, Martin Luther King.

nr/mlb

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La Corée du Sud pleure les victimes de la bousculade de Halloween

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Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a inauguré lundi un mémorial pour les victimes de la bousculade de Halloween à Séoul, dont le bilan s’élève désormais à 154 morts, alors que les critiques commencent à fuser contre les autorités accusées de laxisme dans…

Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a inauguré lundi un mémorial pour les victimes de la bousculade de Halloween à Séoul, dont le bilan s’élève désormais à 154 morts, alors que les critiques commencent à fuser contre les autorités accusées de laxisme dans la gestion de la foule le soir du drame.

Le chef de l’Etat et son épouse ont déposé chacun une fleur blanche devant l’immense autel noir dressé dans le centre de Séoul en hommage aux victimes du désastre de samedi soir. Le public a ensuite été autorisé à défiler devant le monument pour se recueillir, certains en larmes.

Dans le quartier d’Itaewon, où s’est produit le mouvement de foule mortel, les passants s’arrêtaient pour prier et déposer des fleurs et des bouteilles d’alcool en offrande devant un autre mémorial, improvisé devant une station de métro.

Sur internet et dans la presse, les critiques fusaient lundi contre les autorités et des informations sur de potentiels manquements de préparation de la police le soir du drame commençaient à circuler.

Environ 100.000 personnes, pour la plupart dans la vingtaine, déguisés pour Halloween, avaient convergé samedi vers Itaewon, quartier de bars et de boîtes de nuit composé d’un dédale d’étroites ruelles en pente raide le long d’une avenue principale. Des témoins ont décrit une absence totale de mesures visant à canaliser ou contrôler cette foule immense.

La police a reconnu lundi n’avoir déployé que 137 agents à Itaewon samedi soir, tout en soulignant que ce chiffre était supérieur à ceux des fêtes de Halloween des années précédentes. Des médias locaux ont fait remarquer que la plupart de ces policiers étaient là pour empêcher l’usage de drogues, et non pour canaliser la foule de fêtards.

“C’est un désastre qui aurait pu être contrôlé ou empêché”, a déclaré à la chaîne YTN Lee Young-ju, professeur du département incendies et désastres de l’Université de Séoul. “Mais personne ne s’en est soucié, et surtout personne n’a pris ses responsabilités”, a-t-il déploré.

La police critiquée

Sur les réseaux sociaux, de nombreux utilisateurs accusaient la police  d’avoir complètement omis de contrôler la foule, laissant un trop grand nombre de personnes se masser autour de la station de métro Itaewon et dans les ruelles où s’est produit la bousculade mortelle.

“J’habite à Itaewon depuis dix ans et j’ai vu des fêtes de Halloween chaque année, mais celle d’hier a attiré infiniment plus de monde que les précédentes”, a affirmé @isakchoi312, un utilisateur de Twitter, pointant lui aussi l’absence de toute mesure de contrôle.

Le gouvernement sud-coréen s’est défendu de tout laxisme. La bousculade “n’était pas un problème qui aurait pu être résolu en déployant des policiers ou des pompiers à l’avance”, a affirmé le ministre de l’Intérieur Lee Sang-min lors d’un point de presse dimanche.

La police sud-coréenne est pourtant maîtresse dans le contrôle des foules, dans un pays où les nombreuses et fréquentes manifestations sont souvent encadrées par un nombre d’agents supérieur à celui des participants. Mais les organisateurs de manifestations politiques ou syndicales sont tenus de déclarer à l’avance leurs plans aux autorités, ce qui n’était pas le cas pour les jeunes venus participer en grand nombre à la fête de Halloween à Itaewon.

Des témoins ont décrit des scènes de chaos et d’horreur dans la ruelle en pente d’à peine trois mètres de large, où des milliers de fêtards ont commencé à se pousser, à tomber les uns sur les autres, à suffoquer et à paniquer, hors de toute présence policière.

La catastrophe a fait 154 morts, dont 26 étrangers, selon le dernier bilan officiel qui pourrait encore s’alourdir, au moins 33 personnes blessées se trouvant dans un état critique.

La Corée du Sud a entamé une semaine de deuil national. De nombreux concerts et autres événements festifs ont été annulés, et les drapeaux ont été mis en berne dans tout le pays.

kjk-sh/ceb/kma/roc/jnd/mlb

Un mémorial improvisé devant la station de métro Itaewon à Séoul, en hommage aux victimes de la bousculade de Halloween, le 31 octobre 2022
• Anthony WALLACE

Un moine bouddhiste se recueille devant un mémorial improvisé à la mémoire des victimes de la bousculade de Halloween, le 31 octobre 2022 dans le quartier d’Itaewon à Séoul
• Anthony WALLACE

Des policiers inspectent le lieu de la bousculade de Halloween, le 31 octobre 2022 dans le quartier d’Itaewon à Séoul
• Anthony WALLACE

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La Cour suprême des Etats-Unis s’empare du débat sur la discrimination positive

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La Cour suprême des Etats-Unis rouvre lundi le dossier très sensible des programmes de discrimination positive à l’université, au grand dam des progressistes qui craignent…

La Cour suprême des Etats-Unis rouvre lundi le dossier très sensible des programmes de discrimination positive à l’université, au grand dam des progressistes qui craignent un recul pour les minorités.

La haute juridiction, solidement ancrée dans le conservatisme, examinera pendant deux heures les procédures d’admission dans les plus vieilles universités privée et publique du pays, celle d’Harvard et de Caroline du Nord.

Comme nombre d’établissements très sélectifs, elles prennent en compte la couleur de la peau ou l’origine ethnique de leurs candidats dans l’évaluation de leurs dossiers.

L’objectif est de corriger les inégalités issues du passé ségrégationniste des Etats-Unis et d’augmenter la part des étudiants noirs, hispaniques ou amérindiens qui restent sous-représentés dans l’enseignement supérieur.

Ces politiques, dites de discrimination positive, ont toujours été très critiquées dans les milieux conservateurs qui les jugent opaques et y voit du “racisme inversé”. Neuf Etats les ont déjà interdites.

Depuis un demi-siècle, elles ont fait l’objet de plusieurs plaintes portées par des étudiants blancs.

Saisies à plusieurs reprises du sujet depuis 1978, la Cour suprême a interdit les quotas mais autorisé les universités à prendre en compte, parmi d’autres, les critères raciaux, en jugeant que la recherche d’une plus grande diversité était un “intérêt légitime”.

Biden et Google

En 2014, le militant néoconservateur Edward Blum, à l’origine de plusieurs recours en justice contre les programmes de discrimination positive, a pris un nouvel angle d’attaque.

A la tête d’une association baptisée “Students for Fair Admission”, il a porté plainte contre Harvard et l’Université de Caroline du Nord en les accusant de discriminer les étudiants d’origine asiatique.

Ces derniers, qui ont des résultats académiques nettement supérieurs à la moyenne, seraient plus nombreux sur les campus si leurs performances étaient le seul critère de sélection, a-t-il soutenu.

Après avoir essuyé plusieurs défaites devant les tribunaux, il s’est tourné vers la Cour suprême en lui demandant, plus largement, de déclarer que la Constitution interdit toutes les discriminations, y compris positives.

Le temple du Droit aurait pu refuser, comme il le fait pour la majorité des dossiers qui lui sont soumis. En acceptant ce recours, il a laissé entendre qu’il était prêt à effectuer un nouveau revirement après avoir dynamité, en juin, le droit à l’avortement.

A l’approche de l’audience, plusieurs acteurs du monde politique, universitaire et économique sont intervenus pour défendre le statu quo.

Dans un argumentaire transmis à la Cour, le gouvernement du président démocrate Joe Biden a insisté sur le besoin de former “des leaders aux profils variés prêts à diriger une société de plus en plus diverse”.

Des grandes entreprises, dont Google ou General Motors, ont souligné qu’une “main d’oeuvre diversifiée améliorait leurs performances” et qu’elles piochaient pour la sélectionner dans les viviers d’étudiants sur les campus.

“Louables”

Mais la Cour a été profondément remaniée par Donald Trump et sa nouvelle majorité conservatrice (six juges sur neuf) “tend à considérer que le fichage racial, même pour des motifs louables, viole la Constitution”, rappelle Steven Schwinn, professeur de Droit à l’Université d’Illinois.

“Si on veut mettre un terme aux discriminations raciales, il faut arrêter de discriminer sur des critères raciaux”, a notamment écrit en 2007 le chef de la Cour John Roberts. Même l’afro-américain Clarence Thomas, qui a lui-même bénéficié de ces programmes pour entrer à la prestigieuse université de Yale, les a publiquement dénigrés.

Déjà minoritaire, le camp progressiste est affaibli: la magistrate noire Ketanji Brown-Jackson s’est récusée dans le dossier d’Harvard parce qu’elle a siégé au conseil de surveillance de l’établissement.

La Cour suprême devra rendre sa décision avant le 30 juin. 

“Elle aura un impact au delà de l’enseignement supérieur”, prédit Steven Schwinn. Elle pourrait, selon lui, interdire au gouvernement d’utiliser des critères raciaux dans d’autres domaines, comme l’attribution de marchés publics, une pratique autorisée aujourd’hui.

chp/lb/cn 

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Aux Philippines, le bilan de la tempête atteint 98 morts

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Le bilan de la tempête Nalgae qui s’est abattue sur les Philippines s’est alourdi lundi, atteignant 98 morts, à mesure que de nouveaux corps étaient retrouvés, a communiqué l’agence nationale…

Le bilan de la tempête Nalgae qui s’est abattue sur les Philippines s’est alourdi lundi, atteignant 98 morts, à mesure que de nouveaux corps étaient retrouvés, a communiqué l’agence nationale de gestion des catastrophes naturelles du pays.

La plupart de ces personnes sont décédées dans des glissements de terrain et des inondations vendredi à Mindanao, île du sud de l’archipel, après de fortes pluies.

“Nous sommes passés d’une opération de recherche et de sauvetage à une opération de repêchage parce que les chances de survie après deux jours sont pratiquement nulles”, a expliqué Naguib Sinarimbo, chargé de la défense civile de la région de Bangsamoro à Mindanao.

La tempête a frappé l’île principale de Luzon pendant la nuit de samedi à dimanche, balayant tout sur son passage et causant des coupures d’électricité. Manille et les villes voisines ont subi des inondations.

Nalgae s’est ensuite éloignée dimanche après-midi en Mer de Chine méridionale.

En moyenne, 20 typhons et tempêtes frappent les Philippines chaque année, tuant habitants et bétail sur leur passage, et ravageant fermes, maisons, routes et ponts, même si le sud est rarement touché.

Le nombre de victimes pourrait être amené à s’accroître de nouveau, l’agence nationale de gestion des catastrophes naturelles recensant encore 63 personnes portées disparues dans son dernier compte rendu.

Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées.

“La pire”

Alors que les équipes de secours recherchaient de nouveaux corps au milieu de la boue et des débris, les survivants de la tempête poursuivaient le nettoyage déchirant de leur domicile détruit par les flots.

Dans la municipalité de Noveleta, au sud de Manille, des habitants chassaient l’eau boueuse de leurs maisons et de leurs échoppes, faisant sécher leurs meubles et leurs effets personnels dans des rues désormais ensoleillées.

“En une vie entière passée ici, c’est la première fois que nous vivons ce genre d’inondation”, a observé Joselito Ilano, 55 ans, dont la maison a été envahie par l’eau jusqu’à la taille.

“Je suis habitué aux inondations d’ici mais celle-ci était tout simplement la pire, j’ai été pris par surprise.”

Perfidia Seguendia, 71 ans, et sa famille ont perdu tous leurs biens à l’exception des vêtements qu’ils portaient en fuyant leur domicile pour rejoindre la maison à deux étages de leur voisin.

“Tout était inondé: notre réfrigérateur, la machine à laver, la moto, la télé, tout”, a raconté à l’AFP Perfidia Seguendia.

“Tout ce que nous avons réussi à faire, c’était pleurer parce qu’il n’y a rien que nous pouvons faire. Nous n’avons pas pu sauver quoi que ce soit. Seulement nos vies.”

Nalgae a balayé le pays, sujet aux catastrophes, inondant des villages, détruisant des cultures et coupant le courant dans de nombreuses régions.

Elle s’est abattue sur les Philippines en plein week-end prolongé de la Toussaint, qui a lieu mardi, moment durant lequel des millions de Philippins traversent le pays pour se rendre sur la tombe de leurs proches.

Et tandis que la tempête s’éloignait lundi du pays vers la Mer de Chine méridionale, les météorologues d’Etat aux Philippines avertissaient qu’une dépression tropicale se dirigeait vers le pays.

De fortes pluies pourraient de nouveau tomber sur les régions gravement touchées par Nalgae.

Ces dernières années, les glissements de terrain et les crues soudaines survenues dans des régions montagneuses touchées par la déforestation ont compté parmi les conséquences les plus mortelles des tempêtes aux Philippines.

En avril, des glissements de terrain mortels et des inondations entraînées par une autre tempête tropicale avaient durement touché les communautés d’agriculteurs et de pêcheurs dans la province de Leyte, au centre du pays.

A mesure que la planète est touchée par le réchauffement climatique, les tempêtes et typhons deviennent de plus en plus puissants, avertissent les scientifiques.

rbl/amj/ser/jnd/cn 

Des habitants portent leurs vélos dans une rue inondée de la ville de Kawit, le 30 octobre 2022
• Ted ALJIBE

Un homme nettoie sa maison à Noveleta, le 30 octobre 2022, après le passage de la tempête tropicale Nalgae
• JAM STA ROSA

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NPS blijft voorlopig een trouwe coalitiepartner

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Regeringsbeleid moet binnen korte termijn veranderen Tekst en beeld Jason Pinas PARAMARIBO — “Blijven in deze coalitie betekent dat de

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Come-back historique pour Lula, élu pour un 3e mandat au Brésil

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Acclamé par une impressionnante marée rouge de centaines de milliers de partisans massés sur l’Avenida Paulista de Sao Paulo, Lula a prôné la “paix et l’unité” après son élection d’une…

Acclamé par une impressionnante marée rouge de centaines de milliers de partisans massés sur l’Avenida Paulista de Sao Paulo, Lula a prôné la “paix et l’unité” après son élection d’une courte tête à la présidence du Brésil.

Il s’est toutefois dit “inquiet” du silence assourdissant de son adversaire, le président sortant Jair Bolsonaro, qui n’avait toujours pas reconnu sa défaite plus de quatre heures après le résultat. 

C’est un come-back historique pour cet ancien métallo de 77 ans, qui débutera le 1er janvier son troisième mandat, 12 ans après avoir quitté le pouvoir sur une popularité record (87%). 

Mais aussi après être passé 580 jours par la case prison, après des condamnations pour corruption finalement annulées pour vice de forme. 

“On m’avait enterré vivant!”, a lancé l’icône inoxydable de la gauche, qui a comparé sa victoire à une “résurrection”.

Luiz Inacio Lula da Silva a obtenu 50,9% des voix au second tour, contre 49,1% pour le président d’extrême droite Jair Bolsonaro, qui ne s’était toujours pas manifesté.  

“Dans n’importe quel pays au monde, le candidat défait m’aurait déjà appelé pour reconnaître sa défaite. Il ne m’a toujours pas appelé, je ne sais pas s’il va appeler et s’il va reconnaître” sa défaite, a déclaré Lula s’adressant à ses partisans. 

“J’aimerais bien être juste heureux, mais je suis moitié heureux, moitié inquiet”, a-t-il insisté.

Le silence du chef de l’Etat sortant était troublant, y compris sur les réseaux sociaux, ou il est d’habitude très actif.

C’est la première fois qu’un président brésilien échoue dans sa tentative de réélection.

“À partir du 1er janvier, je vais gouverner pour les 215 millions de Brésiliens et Brésiliennes, pas seulement ceux qui ont voté pour moi”, a dit Lula.

“Personne ne veut vivre dans un pays divisé, en état de guerre perpétuelle. Ce pays a besoin de paix et d’unité. (…) Il n’y a pas deux Brésil, nous sommes un seul peuple, une seule nation”, a insisté l’icône de la gauche, en référence à la présidence clivante de Bolsonaro.

L’écart, de moins de deux points de pourcentage, est le plus serré entre deux finalistes de la présidentielle depuis le retour à la démocratie après la dictature militaire (1964-1985). 

Félicitations de Macron et Biden

La victoire de Lula a été saluée par des feux d’artifice et des cris de joie dans de grandes villes comme Rio de Janeiro et Sao Paulo, où des centaines de milliers de personnes faisaient la fête dans la rue, ont constaté des journalistes de l’AFP.

“Lula, c’est un synonyme d’espoir, l’espoir de voir des jours meilleurs”, a déclaré Alexandra Sitta, enseignante de 48 ans, qui fêtait la victoire du candidat de gauche à Sao Paulo.

Sur l’emblématique Avenue Paulista, une foule compacte de plusieurs centaines de milliers de personnes est venue acclamer le président élu.

“La démocratie est de retour au Brésil, la liberté est de retour!”, a-t-il scandé depuis une estrade, devant une foule gigantesque en liesse.

Lula a été rapidement félicité par plusieurs dirigeants étrangers. Le président américain Joe Biden a salué son élection “libre et juste” et son homologue français Emmanuel Macron a estimé que sa victoire “ouvre une nouvelle page de l’histoire du Brésil”.

“Notre pays est trop grand pour être relégué au triste rôle de paria”, a déclaré le président élu dans son discours de victoire, assurant que le Brésil était “de retour” sur la scène internationale. 

Lula a également évoqué le sujet brûlant de l’Amazonie, où la déforestation et les incendies ont fortement augmenté sous le mandat de Jair Bolsonaro.

“Le Brésil est prêt à jouer à nouveau les premiers rôles dans la lutte contre le changement climatique. Le Brésil et la planète ont besoin d’une Amazonie en vie”, a-t-il dit. 

“Le cauchemar est enfin terminé. Lula doit agir fermement et rapidement sur l’environnement”, a réagi le collectif d’ONG Observatoire du Climat.  

Espoir d’une “saine transition”

Les Bolsonariste, eux, étaient particulièrement amers.

“Je suis révoltée, le peuple brésilien ne va pas avaler une élection manipulée comme cela et remettre le pays entre les mains d’un bandit. Bolsonaro doit agir vite, sinon, on ne pourra plus rien faire”, dit Ruth da Silva Barbosa, enseignante de 50 ans, dépitée après avoir suivi le dépouillement à Brasilia.

Mais plusieurs alliés importants de Jair Bolsonaro ont reconnu sa défaite, comme l’ancien juge anticorruption Sergio Moro.

“La démocratie est ainsi. Je serai dans l’opposition en 2023”, a tweeté celui qui avait envoyé Lula en prison.

Douze gouverneurs d’Etats brésiliens ont également été élus dimanche, dont le bolsonariste Tarcisio de Freitas dans l’Etat de Sao Paulo, le plus peuplé et le plus riche du Brésil.

lg-pt-lab/mlb

Les supporters du président-élu Luiz Inacio Lula da Silva, à Sao Paulo, au Brésil, le 30 octobre 2022
• Miguel Schincariol

Le candidat de gauche Luiz Inacio Lula salue ses partisans lors d’un rassemblement de campagne à la veille de l’élection présidentielle, à Sao Paulo, au Brésil, le 1er octobre 2022
• Miguel Schincariol

Le président élu du Brésil Lula s’adresse à la foule après sa victoire à la présidentielle, à Sao Paulo, le 30 octobre 2022
• NELSON ALMEIDA

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Somalie: au moins 100 morts dans le double attentat à la voiture piégée à Mogadiscio

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Au moins cent personnes, dont des enfants, ont été tuées samedi dans un double attentat à la voiture piégée revendiqué par les shebab sur une artère très fréquentée…

Au moins cent personnes, dont des enfants, ont été tuées samedi dans un double attentat à la voiture piégée revendiqué par les shebab sur une artère très fréquentée du centre de la capitale Mogadiscio.

Quelque 300 personnes ont également été blessées, a précisé le président Hassan Sheikh Mohamud, après s’être rendu sur le site des attentats, soulignant que “le nombre des morts et de blessés continuait à augmenter”. 

Deux véhicules piégés ont explosé samedi à quelques minutes d’intervalle. Les explosions, qui ont soufflé les fenêtres des bâtiments voisins, ont submergé les hôpitaux et cliniques, dans ce pays au système sanitaire ravagé par des décennies de conflit.

A la recherche de sa belle-soeur, Mohamed Ganey décrit des couloirs encombrés de victimes laissées presque sans soins. Sa joie de l’avoir trouvée a été de courte durée. “Elle est morte de ses blessures quelques minutes après”.

L’officier de police Adan Mohamed a du mal à contrôler ses émotions. Il a été l’un des premiers à arriver sur les lieux, après l’explosion du second véhicule piégé. 

“Je n’ai pas pu dormir de la nuit, à cause de l’horreur de la scène”, confie-t-il à l’AFP en se souvenant du bébé qu’il a découvert avec ses collègues au coté de sa maman morte.

“J’ai pleuré et pleuré sans arrêt après avoir vu son visage couvert du sang de sa mère. Il ne pouvait même pas pleurer tellement il était sous le choc. Il restait là, à cligner des yeux, le regard fixe”.

“Même carrefour”

L’attaque a eu lieu au même carrefour qui avait déjà été frappé par le plus grave attentat jamais commis en Somalie : 512 personnes avaient été tuées le 14 octobre 2017 par l’explosion d’un camion bourré d’explosifs.

Pour Hussein Jeeri, qui a perdu un ami au même carrefour il y a cinq ans, la tragédie a encore frappé quand sa sœur a été blessée samedi. Marcher “dans les rues de Mogadiscio c’est comme marcher sur des épées tranchantes, nous redoutons tous d’être tués ou blessés un jour”.

Le double attentat a été revendiqué par les shebab qui a déclaré  que leurs combattants avaient visé le ministère de l’Education. 

Le groupe islamiste, lié à Al-Qaïda, combat depuis 2007 le gouvernement fédéral soutenu par la communauté internationale. Il a été chassé de Mogadiscio en 2011 mais reste solidement implanté dans de vastes zones rurales, notamment dans le sud du pays et mène régulièrement des attaques dans la capitale et les grandes villes de Somalie. 

La double attaque a été notamment condamnée par l’ONU, l’UE ainsi que l’Union africaine et la mission de l’ONU en Somalie qui s’est engagée à se tenir “résolument aux côtés de tous les Somaliens contre le terrorisme”.

A Bruxelles, le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, a condamné “fermement” ce double attentat, réaffirmant la détermination des Européens à lutter contre le terrorisme et à défaire le groupe shebab”.

Le pape François a présenté dimanche ses condoléances aux victimes de l’attentat sanglant.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, “condamne fermement ces attaques haineuses et réitère la solidarité de l’ONU avec la Somalie et son engagement contre l’extrémisme violent”, a indiqué son porte-parole Stephane Dujarric.

Washington a également dénoncé une attaque “haineuse” et assuré les autorités somaliennes de leur “soutien dans le combat pour prévenir de tels attentats terroristes impitoyables”, dans un communiqué du conseiller à la Sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan.

“Guerre totale”

Les shebab ont revendiqué l’attaque la semaine dernière contre un hôtel dans la ville portuaire de Kismayo qui a fait neuf morts et 47 blessés.

Ces derniers mois, les shebab ont redoublé d’activité en Somalie, pays pauvre et instable de la Corne de l’Afrique, avec notamment un spectaculaire assaut, long d’une trentaine d’heures, fin août sur un hôtel de Mogadiscio. 

Après cette attaque qui avait fait au moins 21 morts et 117 blessés, le président Hassan Cheikh Mohamoud avait promis une “guerre totale” pour éliminer les shebab et appelé la population à se “tenir à l’écart” des zones contrôlées par les islamistes qui allaient être visés par de prochaines offensives.

Les forces de sécurité et des milices claniques locales ont notamment lancé des opérations militaires dans le centre du pays, qui ont permis selon les autorités de reprendre du terrain aux combattants islamistes.

Outre l’insurrection shebab, la Somalie est également menacée par une famine imminente, provoquée par la plus grave sécheresse observée depuis plus de 40 ans.

nur-ho/sba/thm/cn/chv

Un résident devant les débris d’un bâtiment détruit à Mogadiscio le 30 octobre 2022
• HASSAN ALI ELMI

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En Inde, l’effondrement d’un pont suspendu fait au moins 130 morts

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Au moins 130 personnes sont mortes en Inde quand un pont piétonnier de l’époque coloniale qui enjambait une rivière s’est effondré dimanche soir dans l’Etat du Gujarat…

Au moins 130 personnes sont mortes en Inde quand un pont piétonnier de l’époque coloniale qui enjambait une rivière s’est effondré dimanche soir dans l’Etat du Gujarat (ouest), a indiqué la police locale.

Les autorités ont estimé que 500 personnes, y compris des femmes et des enfants, célébraient une fête religieuse sur le pont et aux alentours, lorsque les câbles qui le soutenaient ont cédé peu après la tombée de la nuit.

“Le bilan s’élève à présent à 130 morts”, a rapporté à l’AFP Rahul Tripathi, superintendant de la police de Morbi, ville où l’accident s’est produit, ajoutant qu’environ 15 personnes sont hospitalisées.

Le pont sur la rivière Machchhu, situé à Morbi, à environ 200 kilomètres à l’ouest d’Ahmedabad, la principale ville du Gujarat, datait de l’époque coloniale britannique et venait de rouvrir au public après des mois de travaux.

“Les gens tombaient les uns sur les autres quand le pont a rompu. Ils s’étaient amassés dessus pour des rituels à cause du festival Diwali. Il y a beaucoup de femmes et d’enfants parmi les victimes”, a raconté un témoin non identifié cité par un média local.

Le chef de la police de Morbi, P. Dekavadiya, a précisé à l’AFP que plus de 130 personnes avaient été secourues.

Plongeurs et militaires

Le pont suspendu, long de 233 mètres, avait été construit en 1880 avec des matériaux apportés d’Angleterre, selon les médias locaux.

La chaîne NDTV a affirmé qu’il avait été rouvert au public mercredi après sept mois de travaux sans qu’un certificat de sécurité ait été émis par les autorités.

Une opération de sauvetage a été lancée, impliquant des plongeurs, des embarcations et des dizaines de soldats.

Les autorités prévoyaient d’interrompre l’approvisionnement en eau de la rivière à partir du barrage de contrôle voisin et d’utiliser des pompes pour assécher le cours d’eau afin d’accélérer les opérations de recherche.

Le Premier ministre Narendra Modi, qui se trouvait au Gujarat, dont il est originaire, a demandé “la mobilisation urgente d’équipes de secours”, et la mise à disposition d’aides pour toutes les victimes, a tweeté son cabinet.

Les accidents sur des infrastructures anciennes et mal entretenues sont fréquents en Inde, notamment sur des ponts.

En 2016 la rupture d’une passerelle au-dessus d’une rue animée dans la ville de Kolkata (est) avait causé la mort d’au moins 26 personnes.

En 2011 au moins 32 personnes avaient perdu la vie dans l’effondrement d’un pont sur lequel se trouvaient une foule de participants d’un festival dans le nord-est de l’Inde, à environ 30 kilomètres de la ville de Darjeeling.

Moins d’une semaine après, environ 30 personnes trouvaient la mort dans la rupture d’une passerelle franchissant une rivière dans l’Etat d’Aruchnal Pradesh (nord-est).

En 2006, ce sont au moins 34 personnes qui avaient été tuées par l’effondrement d’un pont vieux de 150 ans sur un train de passagers dans une gare de l’Etat du Bihar (est).

str-ja/stu/dw/lpt/fjb/mlb/jnd/cn 

Des corps sur le sol de l’hôpital civil après l’effondrement d’un pont à Morbi tôt le 31 octobre 2022
• SAM PANTHAKY

Des corps sur le sol de l’hôpital civil après l’effondrement d’un pont à Morbi tôt le 31 octobre 2022
• SAM PANTHAKY

Carte d’Inde localisant le pont Morbi dans l’Etat de Gujarat (ouest)
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Businessman foils phone robbers in St Andrew Loop Jamaica

Black Immigrant Daily News

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Two men with multiple ‘cellies’ taken into custody

Loop News

39 minutes ago

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A businessman who is a licensed firearm holder, helped to foil a robbery along Mountain View Avenue at the intersection with Stanton Terrace in St Andrew on Saturday afternoon.

Reports are that the businessman saw a robbery being committed by two men at the intersection, and intervened.

The men robbed the victim of a phone and ran, and the licensed firearm holder gave chase.

Another businessman soon joined the chase, and the men were found hiding in a gully.

They were reportedly found with several cellular phones.

The Corporate Communications Unit (CCU), the police’s information arm, confirmed that the Stadium police took two alleged robbers into custody.

The police theorised that the men were on a robbery spree because of the number of phones they had in their possession.

Of the two suspects in custody, one is said to have been on the police’s radar and is known to be from Rockfort in East Kingston.

Formal charges expected to be laid against the two men after the police’s investigations are completed.

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Brésil: Lula l’insubmersible est de retour

Black Immigrant Daily News

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A 77 ans, après avoir enchaîné moments de gloire et revers de fortune en passant par la case prison, Lula, icône insubmersible de la gauche latino-américaine, va…

A 77 ans, après avoir enchaîné moments de gloire et revers de fortune en passant par la case prison, Lula, icône insubmersible de la gauche latino-américaine, va retrouver le palais présidentiel de Brasilia.

“C’est le jour le plus important de ma vie”, a-t-il déclaré en votant dimanche matin, alors qu’il était depuis des mois le favori de l’élection face au président d’extrême droite sortant Jair Bolsonaro.

Le come-back de Luiz Inacio Lula da Silva, qui a été au pouvoir lors de deux mandats (2003-2010) et voit sa 6e campagne présidentielle le mener de nouveau à la fonction suprême, est une première dans l’Histoire récente du Brésil.

Mais Lula, qui a connu un destin hors norme, revient de loin.

Condamné pour corruption dans le plus grand scandale de l’Histoire du Brésil, “Lavage express”, il avait été incarcéré 580 jours, d’avril 2018 à novembre 2019.

Le chef de file du Parti des Travailleurs (PT) s’est toujours dit victime d’un complot politique qui a permis à Bolsonaro d’être élu à la présidence en 2018 alors qu’il en était le grand favori.

En mars 2021, il pouvait de nouveau rêver à une revanche éclatante. La Cour suprême annulait ou prescrivait ses condamnations, lui permettant de recouvrer ses droits politiques, sans l’innocenter pour autant.

Pour le Comité des droits de l’Homme de l’ONU, l’enquête et les poursuites engagées contre Lula avaient violé son droit à être jugé par un tribunal impartial. 

Aujourd’hui, 12 ans après avoir quitté le pouvoir sur un taux stratosphérique d’opinions favorables (87%), l’inoxydable Lula veut rendre “le Brésil heureux de nouveau”.

Ce tribun charismatique à la voix rauque a parcouru l’immense pays, équipé d’un gilet pare-balle, et a livré un duel acharné à son ennemi de toujours, Bolsonaro.

Ambitieux programmes sociaux

Lula reste perçu comme “près du peuple” et est toujours très aimé, surtout dans les régions pauvres du Nord-Est, son fief historique.

Mais il est aussi détesté par une partie des Brésiliens pour lesquels il incarne à tout jamais la corruption. Jair Bolsonaro, qui avait beaucoup joué sur la haine du PT pour être élu en 2018, n’a cessé de le traiter de “voleur” et d’ex-prisonnier” lors de leurs débats.

Rien ne prédisposait Lula à un tel destin, ce cadet d’une fratrie de huit enfants, né le 27 octobre 1945 dans une famille d’agriculteurs pauvres du Pernambouc (nord-est).

Enfant, Lula était cireur de chaussures. Il a sept ans lorsque sa famille déménage à Sao Paulo pour échapper à la misère. 

Vendeur ambulant puis ouvrier métallurgiste à 14 ans, il perd l’auriculaire gauche dans un accident du travail. 

A 21 ans, il entre au syndicat des métallurgistes et conduit les grandes grèves de la fin des années 1970, en pleine dictature militaire (1964-1985).

Cofondateur du PT au début des années 1980, il se présente pour la première fois à l’élection présidentielle en 1989 et échoue de peu. Après deux nouveaux échecs, en 1994 et en 1998, la quatrième tentative sera la bonne, en octobre 2002. Il est réélu en 2006.

Premier chef de l’Etat brésilien issu de la classe ouvrière, il a mis en oeuvre d’ambitieux programmes sociaux, grâce aux années de croissance portées par le boom des matières premières.

Sous ses deux mandats, près de 30 millions de Brésiliens sont sortis de la misère.

Lula a aussi incarné un pays qui s’ouvrait sur le monde, et a conféré au Brésil une stature internationale avec, notamment, le Mondial de football (2014) et les jeux Olympiques (2016) à Rio de Janeiro.

Nouvel amour

Idéaliste mais pragmatique, Lula est passé maître dans l’art de tisser des alliances parfois contre nature. 

Pour cette présidentielle, son colistier est un technocrate centriste à même de rassurer les milieux économiques: Geraldo Alckmin, son adversaire lors de précédents scrutins.

En mars 2016, sa tentative de retour aux affaires en tant que ministre de sa dauphine, Dilma Rousseff, avait été un échec cuisant, tout comme la destitution de celle-ci en août.

En octobre 2011, il a souffert d’un cancer du larynx.

En février 2017, l’ex-président a subi une épreuve intime avec la mort de son épouse Marisa Leticia Rocco.

Mais Lula a retrouvé un nouvel amour, Rosangela da Silva, surnommée “Janja”, une sociologue militante du PT, de 21 ans sa cadette, qu’il a épousée en mai. “Je suis amoureux d’elle comme si j’avais 20 ans” a-t-il dit de celle qui a pris une part active à sa campagne.

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