Brésil: Bolsonaro toujours silencieux après sa défaite face à Lula

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Le président d’extrême droite Jair Bolsonaro restait muré dans son silence plus de 24 heures après sa défaite face à Luiz Inacio Lula da Silva, qui a reçu de nombreux appels de…

Le président d’extrême droite Jair Bolsonaro restait muré dans son silence plus de 24 heures après sa défaite face à Luiz Inacio Lula da Silva, qui a reçu de nombreux appels de dirigeants étrangers le félicitant pour son élection.

Alors que le camp de M. Lula craignait que le chef de l’Etat sortant refuse de reconnaître sa défaite, avec des conséquences potentiellement délétères pour la première économie d’Amérique latine, des partisans de M. Bolsonaro bloquaient des axes routiers partout à travers le pays.

A Brasilia, la sécurité a été renforcée “de façon préventive” près de la Place des Trois Pouvoirs, qui rassemble le Palais présidentiel, la Cour suprême et le Parlement, en prévision de la possible arrivée de manifestants pro-Bolsonaro.

Après avoir perdu dimanche d’extrême justesse face à M. Lula (50,9%-49,1%), le chef de l’Etat en exercice – jusqu’à la passation de pouvoir le 1er janvier – s’était isolé dans sa résidence officielle d’Alvorada à Brasilia.

Il s’est rendu lundi matin au Palais du Planalto, le siège de la présidence, puis est revenu dans l’après-midi dans sa résidence, sans faire la moindre déclaration, a constaté un photographe de l’AFP.

Ce lourd silence, dont Lula avait dit être “inquiet” dès dimanche soir, rappelait à beaucoup de Brésiliens que Jair Bolsonaro avait maintes fois menacé de ne pas reconnaître le verdict des urnes s’il perdait.

Anticipant déjà des difficultés, Lula avait souhaité dimanche que “le gouvernement (sortant) soit civilisé” et comprenne qu’”il est nécessaire de faire une bonne passation de pouvoir”.

Ce climat d’incertitude se reflétait dans la volatilité de la Bourse de Sao Paulo, la première place financière d’Amérique latine, qui, après avoir ouvert dans le rouge, a clôturé sur une hausse de 1,36%, après de nombreuses variations en cours de séance. Le real brésilien a gagné plus de 2% par rapport au dollar.

Bolsonaro “a été enlevé de son trône par la force, et on va le remettre au pouvoir avec la force qui est la nôtre, nous, le groupe des camionneurs”, a dit à l’AFP Ezequias, un chauffeur routier de 40 ans qui n’a souhaité donner que son prénom.

Il prenait part lundi au blocage de l’autoroute entre Rio de Janeiro et Sao Paulo, la capitale économique, à Barra Mansa (sud-est), sans qu’il soit possible de savoir si le mouvement était spontané ou coordonné.

La période de transition a démarré de manière tendue lorsque des camionneurs et des manifestants pro-Bolsonaro ont bloqué des autoroutes dans au moins 11 Etats du pays lundi, brûlant des pneus et stationnant des véhicules au milieu de la route pour interrompre le trafic. 

Vêtus du jaune et du vert du drapeau brésilien — que le président sortant a fait sien — les manifestants brandissaient des pancartes pro-Bolsonaro et chantaient l’hymne national, avant d’être progressivement dispersés par les autorités dans certaines régions.

Lundi soir, le juge de la Cour suprême Alexander de Moraes a ordonné à la police de disperser immédiatement les barrages. Il agissait en réponse à la demande d’une fédération de transport qui se plaignait que cela nuisait à leurs affaires.

Le chef de la police routière fédérale, Cristiano Vasconcellos, a déclaré à la radio CBN que des barrages avaient été dressés “dans tout le Brésil”. Il a ajouté que les forces de l’ordre en avaient dégagé certains, mais a prévenu que la tâche était difficile: “nous en libérons un, et un autre se forme”, a-t-il dit.

“Relations solides”

“Si le risque de manifestations à court terme est élevé, celui d’une sérieuse crise institutionnelle est très faible”, estimaient toutefois les consultants d’Eurasia Group.

La victoire de M. Lula a été saluée dans le monde entier par une avalanche de messages de dirigeants étrangers, de Washington, Londres, Paris, Pékin, Moscou, New Delhi, Buenos Aires à la Commission européenne. Beaucoup ont exprimé leur impatience de renouer des relations solides et productives avec Brasilia, après quatre années d’isolement diplomatique sous Jair Bolsonaro.

De nombreux dirigeants ont saisi l’occasion de rappeler à Lula à quel point le dossier de la protection de l’Amazonie, où la déforestation a battu des records depuis 2019, était prioritaire pour l’avenir de la planète.   

Principal bailleur de fonds pour la protection de la plus grande forêt tropicale au monde, la Norvège a annoncé le déblocage de ses financements suspendus depuis 2019.

“Le Brésil est prêt à reprendre son leadership dans la lutte contre la crise climatique (…) Le Brésil et la planète ont besoin d’une Amazonie en vie”, avait lancé M. Lula dans son discours de victoire.

Son gouvernement devra redonner des moyens aux organismes de surveillance de la déforestation en Amazonie, très affaiblis par les coupes dans les crédits, les démembrements et l’impunité totale de toutes sortes de trafiquants.

pt-lg/lab/fjb/lpa/roc 

Le président sortant Jair Bolsonaro (au centre) dans le palais de l’Alvorada à Brasilia, le 31 octobre 2022, le lendemain de sa défaite contre Lula.
• EVARISTO SA

Brésil: célébrations après la victoire de Lula
• Carlos FABAL

Des partisans du président brésilien sortant Jair Bolsonaro bloquent un axe routier à Palhoca, dans la région de Florianopolis, le 31 octobre 2022
• Anderson Coelho

Des partisans de Luiz Inacio Lula da Silva fêtent sa victoire au 2e tour de la présidentielle, le 30 octobre 2022 à Sao Paulo
• CARL DE SOUZA

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En conseil des ministres, un projet de loi pour accélérer sur le nucléaire

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Le gouvernement présente mercredi en conseil des ministres son projet de loi visant à accélérer la construction de réacteurs nucléaires, au moment où commence juste le débat public sur…

Le gouvernement présente mercredi en conseil des ministres son projet de loi visant à accélérer la construction de réacteurs nucléaires, au moment où commence juste le débat public sur la place de l’atome en France.

Alors que le besoin d’électricité va croître pour permettre au pays de s’extraire des énergies fossiles, le président Emmanuel Macron soutient la construction de six réacteurs EPR de nouvelle génération, avec une option pour huit autres, et l’essor des énergies renouvelables, solaire et éolien marin d’abord.

Un projet de loi pour accélérer sur les renouvelables, dont le déploiement accuse un retard criant, doit être examiné à partir de mercredi par le Sénat.

Le même jour, un texte sur le nucléaire arrivera au conseil des ministres, pour être examiné début 2023, d’abord à l’Assemblée nationale, a indiqué le ministère de la Transition énergétique.

“Si nous voulons à la fois avoir une indépendance énergétique mais également tenir nos objectifs climatiques, il faut remplacer les énergies fossiles par des énergies bas carbone. Le nucléaire est aujourd’hui l’énergie le plus bas carbone de toutes les solutions dont nous disposons”, a justifié vendredi la ministre Agnès Pannier-Runacher, à la centrale de Chinon (Indre-et-Loire).

“Gagner du temps”

Installés sur les sites de centrales déjà existantes, les futurs EPR seraient implantés, pour les deux premiers, à Penly (Seine-Maritime) puis Gravelines (Nord). La localisation de la troisième paire de réacteurs n’est pas tranchée, la vallée du Rhône (Bugey ou Tricastin) est envisagée.

Le projet de loi présenté mercredi vise à “gagner du temps”, en simplifiant les procédures administratives: par exemple, les sites seraient dispensés d’autorisation d’urbanisme car le contrôle de conformité serait assuré par les services de l’Etat.

Les projets répondront à “une raison impérative d’intérêt public majeur, leur permettant de bénéficier d’une des conditions d’octroi des dérogations relatives aux espèces protégées”, stipule-t-il.

Et les travaux sur les bâtiments non destinés à recevoir des substances radioactives pourront être réalisés avant clôture de l’enquête publique.

Emmanuel Macron pourrait ainsi en poser la première pierre avant la fin de son mandat en 2027, même si la mise en service de ce premier EPR ne pourrait se faire avant 2035 voire 2037.

Consulté obligatoirement pour avis, le Conseil national de la transition écologique (CNTE), qui regroupe syndicats, patronat, ONG… a “regretté les délais insuffisants” qui lui ont été laissés pour se prononcer sur ce projet de loi.

Le CNTE note en outre que ce texte de loi “ne saurait préjuger des conclusions du débat public”.

Les associations environnementales en particulier avaient réagi avec colère à la réception soudaine de ce projet.

“Le passage en force sous de faux prétextes d’urgence à court terme n’est pas acceptable”, avait dit Allain Bougrain-Dubourg, de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), déplorant “une parodie de consultation” et l’absence d’étude d’impact du nucléaire sur “la faune aquatique et les mortalités massives d’oiseaux”.

Débats publics

Ce projet de loi “ne préempte pas les concertations en cours ni les futures lois énergie climat qui décideront” in fine, a assuré le ministère lundi.

“Nous souhaitons avoir une adhésion des populations et des élus”, a dit la ministre à Chinon.

Les parlementaires devront de fait voter à compter du second semestre 2023 la stratégie énergie climat de la France.

D’ici là, les Français pourront s’exprimer.

Un débat public sur la construction des six EPR, obligatoire pour le porteur de projet EDF, a en effet commencé le 27 octobre et durera jusqu’au 27 février.

Dans le même temps, une autre concertation plus large sur l’énergie est organisée par le gouvernement jusqu’au 31 décembre, notamment en ligne (concertation-energie.gouv.fr).

Ces deux processus, dont les synthèses seront livrées aux parlementaires, pourront s’appuyer sur les scénarios à 2050 du gestionnaire du réseau RTE et de l’Ademe. Tous ces scénarios incluent une poussée des énergies renouvelables, avec une part variable de nucléaire (ou pas de nucléaire du tout, ce qui toutefois obligerait à des mesures très volontaristes de sobriété).

La France, qui dépend du nucléaire pour environ 70% de son électricité, avait décidé en 2015 de diversifier ses sources d’approvisionnement en fermant 14 de ses 58 réacteurs (deux ont déjà fermé), avant un revirement annoncé par Emmanuel Macron fin 2021.

cho/ngu/ak/alc

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Ligue des champions: pour l’OM, match de l’année et match couperet

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Igor Tudor a prévenu, c’est “le match de l’année” pour l’OM ! Mardi, Marseille reçoit Tottenham au Stade Vélodrome avec la possibilité de se qualifier pour les 8e de finale de la Ligue des champions en cas de succès, mais…

Igor Tudor a prévenu, c’est “le match de l’année” pour l’OM ! Mardi, Marseille reçoit Tottenham au Stade Vélodrome avec la possibilité de se qualifier pour les 8e de finale de la Ligue des champions en cas de succès, mais aussi le risque d’être éliminé de toute compétition européenne.

On n’a jamais vu très clair dans le groupe D, si homogène et incertain que tout le monde peut encore croire en ses chances à l’attaque de la 6e et dernière journée.

Mais chacun a fait ses calculs et les Marseillais connaissent désormais leur feuille de route: s’ils battent Tottenham, ils joueront les 8e de finale de la Ligue des champions, un niveau que le club n’a plus atteint depuis 2012, quand Didier Deschamps était aux commandes. 

S’ils perdent, la saison européenne sera en revanche terminée pour eux, alors qu’un match nul leur laisserait une chance de poursuivre l’aventure via la Ligue Europa, à condition que Francfort batte le Sporting Portugal dans l’autre match de la poule.

Au-delà des mathématiques, le principal problème des Marseillais est qu’ils arrivent à ce “match de l’année” avec une jauge de confiance assez basse, siphonnée par les résultats récents, une seule victoire lors des six derniers matchs, pour quatre défaites et un nul, samedi à Strasbourg (2-2).

Tudor expéditif

Ce déplacement à la Meinau a été assez symptomatique des maux actuels de l’OM, loin d’être catastrophique mais qui n’arrive pas à tout bien faire et a ainsi concédé deux buts dans le dernier quart d’heure après avoir absolument maîtrisé la partie pendant une heure.

“Je ne pense pas qu’il y ait de doute avant Tottenham. Tout le monde a envie de jouer ce match et on sera hyper motivés”, a tranché Igor Tudor, plus qu’exaspéré lors d’une conférence de presse glaciale qui a tout juste dépassé les trois minutes.

Après avoir été de nouveau très bon sur le terrain, le gardien Pau Lopez a été un peu plus bavard pour présenter le match contre Tottenham, où il a passé une saison sans jouer en 2016-17, et expliquer les difficultés actuelles de l’OM.

“On a très bien commencé la saison et sur les quatre-cinq derniers matches on a perdu beaucoup de points. C’est difficile mais il faut continuer. On a encore trois matches très difficiles et importants avant la trêve. On veut faire quelque chose en Ligue des champions et ensuite il y a Lyon et Monaco. On veut gagner ces trois matches pour bien finir avant le Mondial”, a assuré l’Espagnol.

“Si on fait quelque chose de bien, tous les fans seront contents. Quand on a perdu nos deux premiers matches de Ligue des champions, personne ne pensait qu’on pourrait arriver là. On doit faire 100% de ce qu’Igor nous demande et après on devra faire un match parfait, sans aucune erreur sinon ça sera difficile”, a-t-il ajouté.

Oublier Liverpool

Pour y croire, l’OM peut se rattacher au parcours chaotique de Tottenham cette saison. Les Londoniens n’ont jamais été souverains dans le groupe D, secoués à l’aller par l’OM jusqu’à l’expulsion de Mbemba et battus par le Sporting Portugal. 

Ce week-end, les hommes d’Antonio Conte, suspendu mardi, ont aussi été menés 2-0 sur la pelouse de Bournemouth avant de s’imposer 3-2 in extremis, dans une sorte de match-miroir de celui de l’OM à Strasbourg.

Les Marseillais pourront aussi compter sur l’ardeur du Vélodrome, même s’il sera amputé de son Virage Nord, suspendu après les incidents du match contre Francfort.

Mais ils essaieront surtout d’oublier la dernière “finale de poule” jouée face à un club anglais en Ligue des champions. En 2007, l’OM avait reçu Liverpool dans un Vélodrome brûlant et l’objectif était de gagner pour passer. Un penalty concédé à la 3e minute et un deuxième but encaissé dès la 11e avaient considérablement rafraîchi l’ambiance, les Reds s’imposant finalement 4-0.

nb-stt/fbx

Harry Kane à Londres le 31 octobre 2022
• Adrian DENNIS

Igor Tudor à Francfort le 26 octobre 2022
• Daniel ROLAND

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En conseil des ministres, un projet de loi pour accélérer sur le nucléaire

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Le gouvernement présente mercredi en conseil des ministres son projet de loi visant à accélérer la construction de réacteurs nucléaires, au moment où commence juste le débat public sur…

Le gouvernement présente mercredi en conseil des ministres son projet de loi visant à accélérer la construction de réacteurs nucléaires, au moment où commence juste le débat public sur la place de l’atome en France.

Alors que le besoin d’électricité va croître pour permettre au pays de s’extraire des énergies fossiles, le président Emmanuel Macron soutient la construction de six réacteurs EPR de nouvelle génération, avec une option pour huit autres, et l’essor des énergies renouvelables, solaire et éolien marin d’abord.

Un projet de loi pour accélérer sur les renouvelables, dont le déploiement accuse un retard criant, doit être examiné à partir de mercredi par le Sénat.

Le même jour, un texte sur le nucléaire arrivera au conseil des ministres, pour être examiné début 2023, d’abord à l’Assemblée nationale, a indiqué le ministère de la Transition énergétique.

“Si nous voulons à la fois avoir une indépendance énergétique mais également tenir nos objectifs climatiques, il faut remplacer les énergies fossiles par des énergies bas carbone. Le nucléaire est aujourd’hui l’énergie le plus bas carbone de toutes les solutions dont nous disposons”, a justifié vendredi la ministre Agnès Pannier-Runacher, à la centrale de Chinon (Indre-et-Loire).

“Gagner du temps”

Installés sur les sites de centrales déjà existantes, les futurs EPR seraient implantés, pour les deux premiers, à Penly (Seine-Maritime) puis Gravelines (Nord). La localisation de la troisième paire de réacteurs n’est pas tranchée, la vallée du Rhône (Bugey ou Tricastin) est envisagée.

Le projet de loi présenté mercredi vise à “gagner du temps”, en simplifiant les procédures administratives: par exemple, les sites seraient dispensés d’autorisation d’urbanisme car le contrôle de conformité serait assuré par les services de l’Etat.

Les projets répondront à “une raison impérative d’intérêt public majeur, leur permettant de bénéficier d’une des conditions d’octroi des dérogations relatives aux espèces protégées”, stipule-t-il.

Et les travaux sur les bâtiments non destinés à recevoir des substances radioactives pourront être réalisés avant clôture de l’enquête publique.

Emmanuel Macron pourrait ainsi en poser la première pierre avant la fin de son mandat en 2027, même si la mise en service de ce premier EPR ne pourrait se faire avant 2035 voire 2037.

Consulté obligatoirement pour avis, le Conseil national de la transition écologique (CNTE), qui regroupe syndicats, patronat, ONG… a “regretté les délais insuffisants” qui lui ont été laissés pour se prononcer sur ce projet de loi.

Le CNTE note en outre que ce texte de loi “ne saurait préjuger des conclusions du débat public”.

Les associations environnementales en particulier avaient réagi avec colère à la réception soudaine de ce projet.

“Le passage en force sous de faux prétextes d’urgence à court terme n’est pas acceptable”, avait dit Allain Bougrain-Dubourg, de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), déplorant “une parodie de consultation” et l’absence d’étude d’impact du nucléaire sur “la faune aquatique et les mortalités massives d’oiseaux”.

Débats publics

Ce projet de loi “ne préempte pas les concertations en cours ni les futures lois énergie climat qui décideront” in fine, a assuré le ministère lundi.

“Nous souhaitons avoir une adhésion des populations et des élus”, a dit la ministre à Chinon.

Les parlementaires devront de fait voter à compter du second semestre 2023 la stratégie énergie climat de la France.

D’ici là, les Français pourront s’exprimer.

Un débat public sur la construction des six EPR, obligatoire pour le porteur de projet EDF, a en effet commencé le 27 octobre et durera jusqu’au 27 février.

Dans le même temps, une autre concertation plus large sur l’énergie est organisée par le gouvernement jusqu’au 31 décembre, notamment en ligne (concertation-energie.gouv.fr).

Ces deux processus, dont les synthèses seront livrées aux parlementaires, pourront s’appuyer sur les scénarios à 2050 du gestionnaire du réseau RTE et de l’Ademe. Tous ces scénarios incluent une poussée des énergies renouvelables, avec une part variable de nucléaire (ou pas de nucléaire du tout, ce qui toutefois obligerait à des mesures très volontaristes de sobriété).

La France, qui dépend du nucléaire pour environ 70% de son électricité, avait décidé en 2015 de diversifier ses sources d’approvisionnement en fermant 14 de ses 58 réacteurs (deux ont déjà fermé), avant un revirement annoncé par Emmanuel Macron fin 2021.

cho/ngu/ak/alc

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Ligue des champions: pour l’OM, match de l’année et match couperet

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Igor Tudor a prévenu, c’est “le match de l’année” pour l’OM ! Mardi, Marseille reçoit Tottenham au Stade Vélodrome avec la possibilité de se qualifier pour les 8e de finale de la Ligue des champions en cas de succès, mais…

Igor Tudor a prévenu, c’est “le match de l’année” pour l’OM ! Mardi, Marseille reçoit Tottenham au Stade Vélodrome avec la possibilité de se qualifier pour les 8e de finale de la Ligue des champions en cas de succès, mais aussi le risque d’être éliminé de toute compétition européenne.

On n’a jamais vu très clair dans le groupe D, si homogène et incertain que tout le monde peut encore croire en ses chances à l’attaque de la 6e et dernière journée.

Mais chacun a fait ses calculs et les Marseillais connaissent désormais leur feuille de route: s’ils battent Tottenham, ils joueront les 8e de finale de la Ligue des champions, un niveau que le club n’a plus atteint depuis 2012, quand Didier Deschamps était aux commandes. 

S’ils perdent, la saison européenne sera en revanche terminée pour eux, alors qu’un match nul leur laisserait une chance de poursuivre l’aventure via la Ligue Europa, à condition que Francfort batte le Sporting Portugal dans l’autre match de la poule.

Au-delà des mathématiques, le principal problème des Marseillais est qu’ils arrivent à ce “match de l’année” avec une jauge de confiance assez basse, siphonnée par les résultats récents, une seule victoire lors des six derniers matchs, pour quatre défaites et un nul, samedi à Strasbourg (2-2).

Tudor expéditif

Ce déplacement à la Meinau a été assez symptomatique des maux actuels de l’OM, loin d’être catastrophique mais qui n’arrive pas à tout bien faire et a ainsi concédé deux buts dans le dernier quart d’heure après avoir absolument maîtrisé la partie pendant une heure.

“Je ne pense pas qu’il y ait de doute avant Tottenham. Tout le monde a envie de jouer ce match et on sera hyper motivés”, a tranché Igor Tudor, plus qu’exaspéré lors d’une conférence de presse glaciale qui a tout juste dépassé les trois minutes.

Après avoir été de nouveau très bon sur le terrain, le gardien Pau Lopez a été un peu plus bavard pour présenter le match contre Tottenham, où il a passé une saison sans jouer en 2016-17, et expliquer les difficultés actuelles de l’OM.

“On a très bien commencé la saison et sur les quatre-cinq derniers matches on a perdu beaucoup de points. C’est difficile mais il faut continuer. On a encore trois matches très difficiles et importants avant la trêve. On veut faire quelque chose en Ligue des champions et ensuite il y a Lyon et Monaco. On veut gagner ces trois matches pour bien finir avant le Mondial”, a assuré l’Espagnol.

“Si on fait quelque chose de bien, tous les fans seront contents. Quand on a perdu nos deux premiers matches de Ligue des champions, personne ne pensait qu’on pourrait arriver là. On doit faire 100% de ce qu’Igor nous demande et après on devra faire un match parfait, sans aucune erreur sinon ça sera difficile”, a-t-il ajouté.

Oublier Liverpool

Pour y croire, l’OM peut se rattacher au parcours chaotique de Tottenham cette saison. Les Londoniens n’ont jamais été souverains dans le groupe D, secoués à l’aller par l’OM jusqu’à l’expulsion de Mbemba et battus par le Sporting Portugal. 

Ce week-end, les hommes d’Antonio Conte, suspendu mardi, ont aussi été menés 2-0 sur la pelouse de Bournemouth avant de s’imposer 3-2 in extremis, dans une sorte de match-miroir de celui de l’OM à Strasbourg.

Les Marseillais pourront aussi compter sur l’ardeur du Vélodrome, même s’il sera amputé de son Virage Nord, suspendu après les incidents du match contre Francfort.

Mais ils essaieront surtout d’oublier la dernière “finale de poule” jouée face à un club anglais en Ligue des champions. En 2007, l’OM avait reçu Liverpool dans un Vélodrome brûlant et l’objectif était de gagner pour passer. Un penalty concédé à la 3e minute et un deuxième but encaissé dès la 11e avaient considérablement rafraîchi l’ambiance, les Reds s’imposant finalement 4-0.

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Harry Kane à Londres le 31 octobre 2022
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Igor Tudor à Francfort le 26 octobre 2022
• Daniel ROLAND

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Nouvelles élections en Israël, Netanyahu décidé à revenir au pouvoir

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Benjamin Netanyahu reviendra-t-il au pouvoir? Le centriste Yaïr Lapid conservera-t-il son jeune titre de Premier ministre? Les Israéliens votent mardi pour les cinquièmes législatives en moins de quatre ans et…

Benjamin Netanyahu reviendra-t-il au pouvoir? Le centriste Yaïr Lapid conservera-t-il son jeune titre de Premier ministre? Les Israéliens votent mardi pour les cinquièmes législatives en moins de quatre ans et dont l’issue tient le pays en suspense.

Les bureaux de vote ont ouvert à 07H00 (05H00 GMT) à travers le pays et dans la ville disputée de Jérusalem et doivent fermer à 22H00 (20H00 GMT). Puis tomberont des sondages à la sortie des urnes, suivis des premiers résultats officiels qui pourraient tenir l’Etat hébreu en haleine jusqu’à un décompte final jeudi tant cette élection semble incertaine.

Pour ce scrutin proportionnel, les 6,8 millions d’électeurs inscrits ont le choix entre une quarantaine de listes qui se réduisent principalement en deux camps: celui favorable à un retour au pouvoir du droitier Benjamin Netanyahu, jugé pour corruption dans une série d’affaires, et celui voulant un maintien aux affaires d’une jeune coalition hétéroclite menée par le centriste Yaïr Lapid.

A 73 ans, M. Netanyahu, plus pérenne des chefs de gouvernement de l’histoire d’Israël, tente de rallier une majorité de 61 députés, sur les 120 du Parlement, avec ses alliés des partis ultra-orthodoxes et de l’extrême droite qui a le vent en poupe.

Face à lui, Yaïr Lapid, 58 ans, Premier ministre depuis juillet, dirigeant du parti Yesh Atid (“Il y a un futur”) et chef d’une coalition unique dans l’histoire d’Israël car réunissant des formations de gauche, du centre, de droite et un parti arabe, tente de convaincre que le cap donné ces derniers mois doit être maintenu.

Cette “coalition du changement” menée par Naftali Bennett et Yaïr Lapid avait chassé du pouvoir Benjamin Netanyahu en juin 2021 avant de perdre sa majorité en chambre un an plus tard, précipitant le scrutin de mardi, le cinquième depuis le printemps 2019 dans un pays divisé politiquement qui peine à accoucher de coalitions ou les maintenir. 

Preuve du suspense ambiant, les derniers sondages créditaient le “bloc de droite” de Netanyahu de 60 sièges, à un seul du seuil de la majorité, contre 56 pour Yaïr Lapid et ses alliés.

Le seuil de 3,25%

La coalition de M. Lapid a perdu sa majorité au Parlement avec le départ d’élus de droite, poussant le gouvernement à convoquer de nouvelles élections.

Si la campagne a débuté lentement, elle s’est accélérée ces derniers jours avec les partis tentant le tout pour le tout pour convaincre les derniers indécis et surtout leur base de se rendre aux urnes, notamment dans les villes arabes.

En 2020, les partis arabes israéliens avaient récolté une moisson record de 15 sièges après une campagne dynamique sous une seule bannière. Mais cette fois, ils se présentent en ordre dispersé sous trois listes: Raam (islamiste modéré), Hadash-Taal (laïc) et Balad (nationaliste).

Dans le système proportionnel israélien, une liste électorale doit obtenir au moins 3,25% des voix pour faire son entrée au Parlement avec ainsi un minimum de quatre sièges. En deçà de ce seuil, les partis n’ont aucun député.

Divisés, les partis arabes sont donc plus menacés de ne pas atteindre ce seuil et de favoriser ainsi la victoire du camp Netanyahu et de ses alliés. “Sans nous, la droite formera un gouvernement majoritaire. Pour les stopper, nous avons besoin de vous”, a lancé ces derniers jours Ahmed Tibi, un des ténors de la liste arabe Hadash-Taal.

– Cisjordanie fermée  – 

Ce scrutin intervient dans un climat de tensions en Cisjordanie occupée avec deux attaques menées ces derniers jours par des Palestiniens, dont l’une a tué un civil israélien samedi soir à Hébron (sud), une ville foyer de tensions autour de laquelle et dans laquelle vivent des colons israéliens.

Dans la foulée d’une série d’attaques anti-israéliennes au printemps, l’armée a mené plus de 2.000 raids en Cisjordanie, un territoire occupé depuis 1967, notamment à Jénine ou Naplouse (nord). Ces opérations, souvent émaillées de heurts, ont fait plus de 120 morts côté palestinien, le bilan le plus lourd depuis sept ans.

“Nous savons que ces élections n’apporteront pas de partenaire pour la paix, et malgré cela, nous disons à la communauté internationale qu’elle doit exiger du prochain Premier ministre israélien qu’il s’engage à mettre fin à l’occupation et au conflit”, a déclaré lundi le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh.

L’armée israélienne ferme mardi des points d’accès à la Cisjordanie et à la bande de Gaza, sauf pour les urgences “humanitaires”.

gl/lpa

Les gens défilent avec des drapeaux israéliens le long du marché Mahane Yehuda à Jérusalem le 31 octobre 2022, à la veille des élections législatives en Israël
• MENAHEM KAHANA

Des partisans du parti israélien de droite le Likoud brandissent une banderole représentant son chef et ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu avec un slogan en hébreu indiquant “seul le Likoud peut”, au marché Mahane Yehuda à Jérusalem le 31 octobre 2022
• MENAHEM KAHANA

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Une jihadiste américaine, ex-cheffe de bataillon pour l’EI, fixée mardi sur sa peine

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Une juge fédérale doit prononcer mardi la peine d’une Américaine qui avait rejoint les rangs du groupe Etat islamique (EI) et s’était distinguée au point de décrocher le poste rare…

Une juge fédérale doit prononcer mardi la peine d’une Américaine qui avait rejoint les rangs du groupe Etat islamique (EI) et s’était distinguée au point de décrocher le poste rare de cheffe d’un bataillon féminin. 

Allison Fluke-Ekren, une mère de famille de 42 ans, a plaidé coupable en juin de “soutien matériel à une entreprise terroriste” et encourt 20 ans de prison.

Entre 2012 et 2019, elle a soutenu des organisations jihadistes en Syrie, Irak et Libye, où elle “a lavé le cerveau de jeunes filles et les a entraînées à tuer”, selon le procureur Raj Parekh.

“Elle a semé la terreur, et plongé ses propres enfants dans un degré inconcevable de cruauté, fait d’abus physiques, psychologiques, émotionnels et sexuels”, a-t-il ajouté dans un réquisitoire transmis à la juge Leonie Brinkema en amont de l’audience destinée à fixer la sentence.

Un de ses fils a prévu d’y assister. “Ma mère est un monstre sans amour pour ses enfants et ses actes sont inexcusables”, a-t-il déclaré selon des documents judiciaires. “Elle a le sang et la douleur de tous ses enfants sur les mains.”

En juin, Allison Fluke-Ekren a admis avoir fourni un entraînement militaire à plus de 100 femmes en Syrie. Elle a notamment reconnu avoir appris à ses comparses, dont certaines n’avaient que 10 ou 11 ans, à manier des fusils d’assaut ou des ceintures d’explosifs.

Appelé à la situer sur une échelle de radicalisation allant de un à dix, un témoin a estimé qu’elle “sortait de la grille” et méritait un “11 ou 12”, selon le dossier d’accusation.

Rien pourtant ne semblait la destiner à un tel parcours.

Née Allison Brooks, elle grandit sur une ferme, a une scolarité sans histoire et se marie dans une église méthodiste à la fin des années 1990. Devenue Mme Fluke, elle a deux enfants avant de divorcer.

Elle se remarie rapidement avec un homme nommé Volkan Ekren et se convertit à l’islam. En 2008, la famille part s’installer en Egypte, où elle entame sa dérive radicale.

Université et centre commercial

En 2011, Allison Fluke-Ekren se rend en Libye avec mari et enfants. Selon le ministère américain de la Justice, son époux dérobe des documents après l’attaque du consulat américain de Benghazi, et elle l’aide à les analyser et à les résumer pour le compte d’Ansar al-Charia, un groupe jihadiste liée à al-Qaïda.

Ils rejoignent la Syrie vers 2012, où son époux devient sniper pour l’EI. Forte d’une connaissance des armes, acquise sur la ferme de ses parents, elle est chargée de former les autres femmes aux rudiments de l’usage des AK-47 et grenades.

Pour “venger” des enfants tués dans un bombardement, elle propose d’organiser un attentat dans une université américaine. Enceinte, elle renonce à ce projet. Un peu plus tard, elle fomente un nouveau plan: s’en prendre à un centre commercial aux Etats-Unis. Cette fois, son mari la dissuade de passer à l’acte.

En 2015, il meurt dans un bombardement. Dans les années suivantes, elle se remariera trois fois avec d’autres membres du groupe et aura quatre nouveaux enfants (soit onze au total).

Selon l’accusation, elle force aussi sa fille de treize ans à épouser un combattant de l’EI.

En parallèle, elle forme un bataillon féminin, “la Katiba Noussaïba”, entré en action en février 2017 pour aider à défendre Raqa. Après la chute de la ville, elle demande à un témoin de dire à sa famille qu’elle est morte, afin d’éviter des poursuites judiciaires.

Ce stratagème n’aura pas fonctionné. En janvier 2022, elle est rapatriée aux Etats-Unis. 

cl-chp/led/cn 

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Au Danemark, des législatives à l’issue hautement incertaine

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Le Danemark vote mardi pour des législatives à suspense où le maintien de la Première ministre sociale-démocrate sortante Mette Frederiksen, face à un bloc regroupant la droite et…

Le Danemark vote mardi pour des législatives à suspense où le maintien de la Première ministre sociale-démocrate sortante Mette Frederiksen, face à un bloc regroupant la droite et l’extrême-droite, pourrait dépendre d’un outsider centriste.

Les bureaux seront ouverts de 08H00 à 20H00 (07H00 à 19H00 GMT) et les premiers résultats attendus vers 21H30 dans ce scrutin provoqué par la “crise des visons” qui a maintenu le pays en haleine plus d’un an.

Un parti soutien du gouvernement minoritaire avait menacé de le faire tomber s’il ne convoquait pas des élections pour s’assurer la confiance des électeurs après la décision, ensuite déclarée illégale, d’abattre l’immense cheptel de visons du pays pour lutter contre le coronavirus. 

Les derniers sondages créditent le “bloc rouge” (gauche) mené par Mme Frederiksen de 47,1 à 49,1% contre 40,9 à 43,6% pour les “bleus”, une alliance informelle des partis libéraux et conservateurs avec trois formations populistes.

Selon ces études d’opinion, aucun bloc ne pourra gouverner sans les Modérés, parti centriste créé cette année par l’ancien leader libéral Lars Løkke Rasmussen, par deux fois Premier ministre dans le passé, qui rassemblerait jusqu’à 10% des suffrages.

“S’il n’y a pas de majorité, ce qui semble se profiler, les Modérés sont indispensables pour former un gouvernement”, a résumé auprès de l’AFP Rune Stubager, professeur de sciences politiques à l’Université d’Aarhus. 

Les deux camps ont donc multiplié les appels du pied.

L’actuelle Première ministre a repris l’idée d’un gouvernement de coalition entre gauche et droite, dirigé par elle-même, et s’est dite prête à réformer le système de santé pour accommoder les Modérés.

De son côté, le chef de file des libéraux a appelé au retour de M. Løkke Rasmussen dans son ancien parti.

“Si vous voulez (réaliser) les choses dont vous rêvez, et qui ont été cultivées dans notre ancien jardin commun, alors revenez à la maison”, a dit Jakob Ellemann-Jensen lors de l’un derniers débats télévisés.

Volatilité électorale

Après une campagne dominée par le climat, l’inflation et le système de santé, près d’un quart des électeurs sont encore indécis. 

“Il y a une grande volatilité chez les électeurs danois, environ 40% change de parti”, a relevé le politologue, M. Stubager.

Antesa Jensen vote, elle, pour la première fois mais est hésitante.

“Je ne sais pas encore pour qui je vais voter, probablement Alternative ou les Radicaux”, deux formations de gauche, a-t-elle dit.

Dans les programmes, “la question de l’immigration est rédhibitoire pour moi”, explique la quadragénaire.

Américaine, elle vient d’obtenir la nationalité danoise après un exténuant processus, symbole de la politique restrictive du pays scandinave en matière d’accueil des étrangers.

Jaloux de sa prospérité et de sa cohésion, le Danemark est un champion de la rigueur migratoire depuis plus de 20 ans, quel que soit le bloc au pouvoir.

Apôtre d’une politique “zéro réfugié”, l’actuel gouvernement social-démocrate travaille à la mise en place au Rwanda d’un centre de gestion des demandeurs d’asile sur le modèle britannique.

Les 5,9 millions de Danois semblent plus vivement préoccupés pour le climat.

L’objectif du pays nordique est de réduire de 70% ses émissions d’ici 2030, contre 55% dans l’ensemble de l’UE, et d’atteindre la neutralité climatique en 2050, comme l’ensemble des pays européens.

Dimanche, quelque 50.000 personnes, dont la Première ministre, se sont rassemblées pour la “Marche du Climat”.  

“Cette élection est très importante pour ce qui va se passer avec la Terre dans le futur. Et je pense qu’il est important que le climat soit la priorité numéro un des politiciens et des électeurs”, a rappelé l’une des manifestantes, Esther Ronn, étudiante de 23 ans.

La gauche a promis une loi sur la biodiversité et les sociaux-démocrates entendent introduire une taxe carbone sur l’agriculture, une mesure soutenue par la majorité des autres formations.

A droite, le parti libéral mise sur le développement des solutions vertes tandis que “Nouvelle Droite” (extrême droite) est ouverte à la construction de centrales nucléaires.

Au total, pas moins de 14 partis ont présenté des listes pour les 179 sièges du Folketinget, dont quatre sont réservés aux territoires ultra-marins: le Groenland et les îles Féroé.

La participation électorale est traditionnellement élevée au Danemark. En 2019, 84,6% des quelque 4,2 millions d’électeurs s’étaient déplacés pour aller voter.

str-cbw/aco/phy/cn 

Le président du parti modéré Lars Loekke Rasmussen lors d’un débat à Copenhague, au Danemark, le 31 octobre 2022
• Bo Amstrup

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Bousculade mortelle à Séoul: le chef de la police estime la réponse policière “insuffisante”

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Les forces de l’ordre avaient reçu de multiples alertes avant la bousculade mortelle de Séoul, mais ont réagi de manière “insuffisante”, a déploré mardi le…

Les forces de l’ordre avaient reçu de multiples alertes avant la bousculade mortelle de Séoul, mais ont réagi de manière “insuffisante”, a déploré mardi le chef de la police sud-coréenne.

La police savait “qu’une foule importante s’était réunie avant même que se produise l’accident, signalant un danger de manière urgente”, a reconnu le chef de la police nationale Yoon Hee-keun. 

Mais il a jugé “insuffisante” la manière avec laquelle ces informations avaient été traitées.

Au moins 156 personnes, principalement des jeunes, ont été tuées, et des dizaines de personnes blessées, dans un mouvement de foule samedi soir lors de la première fête de Halloween depuis la pandémie à Séoul, dans le quartier cosmopolite d’Itaewon.

Environ 100.000 personnes étaient attendues, mais en raison du caractère non officiel de l’événement, ni la police ni les autorités locales n’ont géré la foule de manière active.

La police a reconnu lundi n’avoir déployé que 137 agents à Itaewon samedi soir, tout en soulignant que ce chiffre était supérieur à ceux des fêtes de Halloween des années précédentes. 

Pendant ce temps, 6.500 policiers étaient pourtant mobilisés pour une autre manifestation dans la capitale sud-coréenne à laquelle n’ont participé que 25.000 personnes, selon les médias locaux.

Les forces de l’ordre sud-coréennes sont maîtresses dans le contrôle des foules, dans un pays où les nombreuses et fréquentes manifestations sont souvent encadrées par un nombre d’agents supérieur à celui des participants.

Mais dans le cas des festivités de Halloween à Itaewon, il n’existait pas d’organisateur désigné. 

Les fêtards se sont rassemblés dans le quartier pour assister à des événements différents dans des bars, clubs et restaurants.

Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a jugé mardi que son pays devait améliorer d’urgence son système de gestion des foules nombreuses à la suite de la catastrophe.

“La sécurité des personnes est importante”, a-t-il dit, “Qu’il y ait ou non un organisateur à un événement”, a-t-il estimé lors d’une réunion gouvernementale.

M. Yoon a appelé le pays à acquérir des “compétences numériques de pointe” pour améliorer sa gestion des foules. 

Mais des observateurs ont affirmé que ces outils existent déjà et n’ont pas été employés à Itaewon.

La catastrophe pouvait être évitée

La mairie de Séoul dispose d’un système de contrôle de la foule en temps réel qui utilise les données des téléphones portables pour prédire la taille de l’assistance à un événement, mais il n’a pas été utilisé samedi soir, selon les médias locaux. 

Les autorités du district d’Itaewon n’ont pas non plus déployé de patrouilles de sécurité, les responsables ayant déclaré que l’événement d’Halloween était considéré comme “un phénomène” plutôt qu’un “festival”, ce qui aurait nécessité un plan officiel de contrôle de la foule. 

Cette nuit-là, des dizaines de milliers de personnes se sont engouffrées dans une ruelle étroite. 

Des témoins oculaires ont décrit comment, en l’absence de police ou de contrôle de la foule, des fêtards désorientés ont poussé et bousculé, écrasant les personnes coincées dans la ruelle. 

Selon les analystes, cette situation aurait pu être facilement évitée, même avec un petit nombre d’agents de police. 

“Une gestion bonne et sûre de la foule n’est pas une question de ratio, mais de stratégie de la foule – pour une capacité, un flux et une densité sûrs” de l’affluence, a déclaré G. Keith Still, professeur de science des foules à l’université de Suffolk.

Pour l’expert sud-coréen Lee Young-ju, si la police locale savait qu’elle serait à court de personnel, elle aurait pu demander de l’aide aux autorités locales, voire aux habitants ou aux propriétaires de magasins. 

“Ce ne sont pas seulement les chiffres”, a déclaré à l’AFP ce professeur au département des incendies et des catastrophes de l’Université de Séoul. 

“La question est de savoir comment ils se sont débrouillés avec ce nombre limité (de policiers) et quel type de mesures ils ont pris pour compenser” le manque d’effectifs, a-t-il estimé. 

Dès le lendemain du drame, les critiques ont fusé sur les réseaux sociaux contre les autorités, accusées de manque d’anticipation.

De nombreux utilisateurs ont accusé la police d’avoir complètement omis de contrôler la foule, laissant un trop grand nombre de personnes se masser autour de la station de métro Itaewon et dans les ruelles où s’est produit la bousculade mortelle.

sh/ceb/cwl/jnd/chv/roc 

Corée du Sud : fleurs et chants pour les victimes de la bousculade mortelle à Séoul
• Ayaka MCGILL

Un policier monte la garde devant le lieu de la bousculade mortelle de Halloween dans le quartier d’Itaewon à Séoul, le 31 octobre 2022
• Anthony WALLACE

Des policiers viennent au secours d’un blessé dans la bousculade d’Itaewon à Séoul, le 30 octobre 2022
• Albert RETIEF

Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol dépose une fleur devant un mémorial improvisé dans le quartier d’Itaewon à Séoul, le 1er novembre 2022
• Jung Yeon-je

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Ha?ti et ses crises sans issue

Black Immigrant Daily News

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?ric Jean Baptiste a ?t? tu? vendredi 28 octobre 2022 dans la soir?e alors qu’il rentrait chez lui apr?s une r?union avec d’autres leaders politiques mod?r?s.

L’homme politique, homme d’affaires et m?c?ne rejoint la longue liste des victimes de l’ins?curit? et risque de ne jamais voir la justice r?soudre son assassinat ni juger ses assassins.

La justice est perdue dans un labyrinthe sans nom en Ha?ti.

Ces derniers jours, plusieurs r?unions se tiennent pour tracer les contours d’un compromis entre Ha?tiens. Chaque participant a sa d?finition du compromis et de ce qu’il devrait contenir.

Les mauvaises langues font remarquer que cela fait plus de deux ans que ce fameux compromis est introuvable. Mais n’est-ce pas pour cette raison, pour sa raret?, que le compromis introuvable est pr?cieux?

La gouvernance est ind?finissable. Le chemin pour revenir ? la d?mocratisation est insaisissable. Le temps qui passe n’a aucune valeur.

Sur le dossier Ha?ti, la communaut? internationale aussi tourne en rond. Alors que le gouvernement d’Ariel Henry se comporte comme s’il n’avait jamais appel? ? l’aide, les pays amis n’arrivent pas ? s’entendre sur la mission d’appui ? la Police nationale d’Ha?ti. Laquelle police ne s’est jamais prononc?e sur la question.

Le gouvernement Henry, dont des membres seraient vis?s par des sanctions internationales et des retraits de visa, ne dit mot non plus sur l’avenir de sa composition ou sur le nombre de soldats souhait?s, les villes de d?ploiement, la dur?e et les objectifs de la force sp?ciale arm?e dont il a sollicit? la venue.

Nou pa konn kisa nou vle ni kijan pou sa rive f?t leu nou vle yon bagay.

Septembre, octobre, novembre. Un nouveau mois commence avec un pays bloqu? qui s’ajuste aux pires situations. Les jours passent, les semaines se multiplient, rares sont ceux qui cherchent des solutions ? la crise. Le nouveau normal est d’accepter l’impuissance nationale et les crises sans issue.

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